Perhaps not just another moment of life

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Petit avant goût de la vie van

23-24/03/2013

Voilà nous sommes parti de chez Maude, enfin … Car c’était dur dur de partir, en effet l’entrain de Maude, son accueil et sa disponibilité, sa ferveur, tous ses conseils et bons plans, sa douche, sa cuisine équipée et son lave vaisselle 😉 ainsi que la compagnie, les conseils et l’humour de Louis-Philippe et ses desserts sucrés. On espère les revoir bientôt pour une rando, une sortie kayak ou autre. Encore merci à eux.

Donc, une première étape de franchie. Apparemment, il a un sport automobile national à Montréal, trouver une place de parking et ou on a le droit de se garer, alors imaginez un endroit ou on puisse non seulement se garer, mais aussi passer la nuit… Bon, on va faire un premier test.

Alors, ce camper … la première nuit … Pour ce qui est du confort, j’ai l’impression d’être en mode camping, encore à améliorer pour les nombreuses prochaines nuits. Jeremy se sent un peu à l’étroit et à rajouter à ça que la nuit par -4° et un sac de couchage vraiment pas top, il a eu froid 🙁

Premier réveil au parc de Longueil. Et même pas un ticket comme ils disent tous ici 🙂 Petit réaménagement du lit en table de cuisine et petit déjeuner avec vue sur le monde qui arrive et se prépare pour le ski de fond, super équipé, ou pas. Et nous, on se prépare pour une petite balade dans ce grand parc, à la rencontre des oiseaux et des très nombreux écureuils. C’est incroyable comme ici les animaux sont habitués à l’homme et à s’approcher sans crainte, et les hommes respectueux des animaux et vont à leur rencontre.

Et pour la soirée, c’est Mc Donald’s 24h ! Et ouais, le royaume du Mc Do, ici il y a des Mc Do qui sont ouvert 24h/24h. Ce qu’il faut dire, c’est que les canadiens sont les champions du 24h et du 7 jours/7. Certains magasins, qu’on appelle communément des « 24h », les Couche-Tard, certaines salles de sport (au cas ou tu te dis tient, je vais faire des haltères à 3h du mat’), les fast food (si jamais tu te réveille avec une fringale en pleine nuit). Et ce qui est super, c’est que tout est ouvert samedi et dimanche (d’ailleurs le PC de Jeremy est un achat du dimanche). On trouve ça absolument génial, mais ici, rien de plus normal. Tout ça pour dire qu’on a profité de la connexion wifi du Mc Do pour avancer dans ce blog et vous donner de nos nouvelles, on y est quand même resté 5h 😉

Deuxième réveil sur le parking de chez MEC. Petite explication de ce qu’est un « MEC », non ce n’est pas un chum, un homme, un copain, un zombie, c’est Montain Equipment Cooperative. C’est un supermarché d’articles de plein air de qualité, et de préférence éthique en prime. Ça fonctionne comme une coopérative, ou chacun fait partie du tout et ou chacun a son droit d’expression. Par exemple, en tant que « client » on peut voter pour élire le nouveau gérant du magasin, critiquer certains produits dans le but de les améliorer, ce qui est effectivement fait ! On peut aussi retourner n’importe quel produit, sous n’importe quel prétexte, et ce, même après quelques mois d’utilisation, complètement hallucinant !!! Le système fonctionne sur la confiance, et ça marche bien. On y a d’ailleurs passé autant de temps qu’au Mc Do, mais en vachement plus intéressant pour nous 🙂 Bonjour la facture à la sortie 😉

Alors oui, on a fait un peu, beaucoup, de shopping, mais on savait qu’on allait passé 2 mois à Ormstown, dans une ferme pédagogique. Pour nous, c’est relativement perdu au milieu de nulle part, pour les canadiens, c’est juste à côté de Montréal, à peine 1h30, comme si on allait à l’autre bout de la Belgique donc avec notre van qui consomme apparemment du 17l/100km on évite tout déplacement inutile  😉

Et petite soirée au Mont Royal … Alors là, la vue sur Montréal est à couper le souffle, comme si on était au sommet de la tour Eiffel, sauf que là il s’agit d’une colline au centre de la ville, c’est génial 🙂 Comme au Mont Saint-Hilaire, les alentours sont plats, ce qui donne une superbe vue sur le centre, les grattes-ciel, le Saint-Laurent qui dégèle à vue d’œil, la rive sud. Et quand tout ça s’illumine à la tombée de la nuit et la montée de la lune, s’en devient extraordinaire. Alors  bon, on est pas resté très longtemps, parce que quand même il fait encore vraiment froid et il nous faut encore trouver à manger et ou poser le campeur. Et c’est encore chez Mc Do que nous trouvons refuge (je voudrais par ces quelques mots remercier McDo pour ses parkings avec son wifi illimité sans qui ces 2 jours n’auraient pas été si économique).

Et pour la suite, on se prépare à aller à la ferme pédagogique d’André.


Raquette au Mont Sutton ou glisse au glaçon

20/03/2013

Moi je dis vive les tempêtes de neige mais les canadiens à la mi mars vous diront peut-être le contraire car « c’est bien la neige, mais pas rendu à la mi mars là ! »

C’est vrai que quand il faut passer bien 1h à enlever la neige, pour aller à son char, de son char, de devant son char et quand t’as pas de chance celle que la dé-neigeuse a mis autour de ton char jusqu’à plus savoir si c’est le tien….. Là oui je suis d’accord avec eux 😉

Mais nous on aime ça la neige, d’ailleurs ce jeudi au programme de la journée c’est nettoyage et rangement de l’appart de Maude car on part demain. Mais heureusement que Maude nous arrête « eh là les amis ça a pas de bon sens ça là le ménage alors qu’il y a 35cm de neige et que je vous ai ramené des raquettes » 🙂 On te remercie encore Maude t’es vraiment extra ! Après qu’elle nous ai exposé 36 possibilités avec 6 cartes pour chacune nous nous dirigeâmes pour le Mont Sutton 🙂 Sauf que partir normalement avec une route normale aurait été normal sauf qu’il y a eu une tempête  neige, qu’on a pas encore conduit le campeur et qu’on a jamais fait de raquettes ! (moi ce genre de situation, j’adore 😉 ) On est vraiment impatient d’y arriver car d’après Maude il n’y aura pas de trace, que de la neige vierge, et c’est vrai qu’en arrivant on a pas été déçu 🙂

Effectivement après s’être acquitté de 5 $ pour le Parc National de Sutton et mit nos bonnes couches, on chausse ensuite nos raquettes pour aller se dégourdir les jambes par -8° à -12° dans 40 à 50 cm de neige fraîche 🙂 recouvrant par endroit 1m de neige caché, qui nous attend à bras ouverts 🙂

Comme on disait précédemment on a jamais fait de raquette et ben ca marche pos mal. On prend d’abord les sentiers faciles pour se faire la main enfin le pied (ok facile comme joke) ils étaient parfait car on pouvait admirer cette forêt enneigée blanche, tellement blanche qu’elle se confond avec le ciel, qui lui, déverse encore quelques flocons pour recouvrir  jusqu’au plus profond des arbres.

S’en vient à 750m le temps de découvrir le lac bordé de sapins ployant sous une neige immaculée posée, délicate et légère. Le lac, une grande surface blanche et lisse. Mais comme nous le disait Louis-Philippe, on ne fait pas la différence entre un lac et une prairie quand c’est recouvert de neige. Alors après avoir quand même profité de la vue et d’une tasse de thé bien chaud, on continue sur des chemins plus escarpés pour rejoindre le Round top et sa vue imprenable.

La difficulté de la dernière boucle ne sais pas fait ressentir tellement on était en admiration devant cette superbe foret sorti tout droit d’un conte de fée.

Plus on monte plus la neige devient abondante on en arrive à 50-60 cm, la foret se densifie les sentiers sont de plus en plus sinueux et raides ainsi que le paysage d’avantage féerique. C’est tout simplement magnifique tout comme au sommet à 953m avec une vue à 220° sur les alentours, les images parlent d’elles mêmes.

Pour la descente tandis que Julie reste sur les chemins, Jeremy s’éclate dans la poudreuse encore plus profonde, se fait des sprint , des glissades, limite du ski (on va inventer un nouveau sport national, le raquettes-ski 😉 et comme il le dise ici « c’est l’fun ! ».

On est vite redescendu avent que Jeremy se transforme en bonhomme de neige 🙂

 


Tout roule, et même notre van !

19/03/2013

 

Alors pour commencer, ici on ne dit pas « un van » mais « une van » et même plus « un camper » pour un van aménagé campeur, et « un char » pour une voiture. Ils sont logiques ces canadiens non ? 🙂

On a donc adopté un nouveau compagnon de voyage, il est grand, gros, gourmand, protecteur contre la pluie et la neige, toujours prêt à nous accompagner partout, enfin on espère, vieux mais robuste, enfin ça aussi on espère.
C’est donc notre char (d’assaut) ou campeur pour partir à l’assaut du Canada !

C’est un Chevrolet Chevy van G20 ou GV on a jamais compris à cause de la prononciation québecoise 😉 de 1987 cylindrée 5.0 L, et ça fait un bruit TERRIBLE c’est génial, ça ronronne qu’aux oreilles de Jeremy ;-), poids 2350 kg, normalement 15L/100km gourmand la bête 😉 260.104 km au compteur et 2 fous au volant 😉
Ça promet de belles aventures 🙂

Vous aurez peut-être compris qu’on a fini par avoir un permis de conduire canadien, une plaque H87 ENX, et une assurance youhouuuuuuuu ! Mais pas si facilement, on s’est bien battu pendant 2 semaines et aujourd’hui on est plus qu’heureux 🙂
Pour le permis de conduire, initialement 15 jours d’attente pour un rdv et plus de permis belge en échange du canadien qui n’est valable qu’un an, donc dans un an, plus de permis du tout. On a réussi à avoir un rdv dans les 2 jours et un permis canadien tout en gardant notre permis belge (vraiment merci à la gentillesse des québecois).
Pour ce qui est de la plaque, c’était plutôt mitigé. Après un premier rdv, le deuxième, le van est estimé par un expert à 2700 $. « Bonne » nouvelle, on doit payer moins de taxes sur 2700 $ que sur 4500 $, ce qui fait quand même 390 $, ça fait mal au budget 🙁 Et aussi mauvaise nouvelle pour la revente.
« Re-bonne » nouvelle, on a trouvé un assurance, après 6 refus, assez frustrant et énervant ! Elle nous assure pour 28 $/mois pour 2 ans et qu’au Quebec. On positive, on peut déjà rouler 🙂 pour le reste, on verra après…

On the road again sur les routes pourries du Canada 😉
On se plaignait en Belgique, et bien on peut vous dire que vous roulez sur du velours. Pour cause, les routes passent de 30° à -20° Mais avec notre char, rien ne nous arrête 🙂


La légendaire cabane à sucre

17/03/2013

Comme à mon habitude je me réveille avant tout le monde, apparemment J’ai pas encore accusé le coup du jet lag.
Je commence à écrire dans notre livre de bord quand me vient la soudaine envie d’aller promener les chihuahuas en pension 10 jours chez Maude. Alors me voilà habillé en alpiniste pour aller promener des chihuahuas par -8° heureusement il n’y a pas de photos compromettantes à vous monter 😉
Mais je m’égare, ça manque de sucre dans mon histoire 😉 c’est quand même le jour de la cabane à sucre !

Maude et Louis-Philippe zappent le petit déjeuner et nous conseille d’en faire autant (conseil de Canadien) 🙂

1h20 plus tard, car c’est pas loin, enfin tout est relatif 😉 on se retrouve avec le club de canoë kayak à la cabane à sucre « Au pied de l’érable » pour une succession de plats avec heuuu…. du sucre, avez vous dit du sucre ?
Comment vous dire qu’à notre plus grand bonheur on a pas eu le choix d’avoir que des plats typiques et bien sûr qu’avec du sirop d’érable ! 🙂

Nous commençâmes par une soupe aux pois (avec ou sans sirop d’érable, on ne le saura jamais) servi avec du pain et du creton! Alors ça c’est bon, bien sûr car c’est de la rillettes 😉 sauf que la viande au lieu d’être écrasée comme dans les rillettes, est hachée.

Le plat suivant devient intéressant, une assiette avec, à volonté : des beans en sauce (genre breakfast anglais pour ceux qui connaissent), des poootates légèrement rissolées, une tranche de jambon, et une omelette de 5 cm d’épaisseur ! et des oreille de crisse 😉 le tout baignant dans le sirop d’érable pour les vrais, mais arrosé de sirop c’est déjà bien pour nous. Parce qu’apparemment d’après Louis-Philippe on arrosera encore quelques fois notre foie de sirop 😉 C’est vraiment bon, mais pas parce qu’il y a du sucre partout mais le mélange est inhabituel et intéressant. Il y a des mélanges meilleurs que d’autres car les beans avec le sirop n’étais pas à refaire absolument, par contre l’omelette et le sirop a particulièrement retenus notre attention. Et ce qui a retenus mon attention ce sont les oreilles de crisse. Alors ça! ça c’est vraiment bon ! Pour vous résumer la chose, d’après un Québequois « c’est du gras cuit dans du gras » ce sont des tranches de lard cuites à la friteuse, c’est tellement cuit qu’elles se tordent donc en forme d’oreille, et paraitrait-il qu’il y a très longtemps ça devait être celle du Christ. Ca c’était pour la petite histoire des oreilles de crisse 😉 Ça ressemble à des chips, et je n’arrive plus à arrêter d’en manger 😉

Bon, ça c’était juste pour le plat de résistance, vient ensuite le dessert 🙂
Des petites crêpes, certaines au sarrasin, avec vous savez quoi maintenant 😉 Et les fameux « grand-père dans le sirop ». Comment décrire ça … on aurait jamais trouvé tout seul, alors on demande à un canadien. Ce sont donc des boules d’une sorte de pâte à gâteau cuites dans le sirop. Encore du sucre dans du sucre ? nonnn 😉

Mais comme si ça ne suffisait pas, il reste encore ce pourquoi tout le monde vient à la cabane à sucre, la tire ! 🙂
Le principe ? C’est assez simple, encore du sucre 😉 Bon, pour être plus précis, c’est un vieux canadien, un peu rustre, un peu bucheron, qui verse une louche de sirop de tire à l’érable sur la neige, ce qui le fige, le sirop, pas le monsieur, et donne une consistance caramel. Avec un bâtonnet qu’on nous donne, les connaisseurs comme Louis-Philippe confectionnent eux-même leur palette en bois, on ramasse le sirop en l’enroulant autour du bâtonnet, ça donne une sorte de sucette. On ne se débrouille pas si mal pour des belges 😉
La tire à l’érable est une modification du sirop qui a été chauffé à une température précise par un procédé secret qui permet au sirop de se caraméliser et se durcir.

Après ça, le bide plein de sucre et le sang qui sature, une petite balade dans la neige s’impose. Pendant que certains montent dans une calèche tirée par un tracteur, bonjour le charme 🙁 on préfère marcher et tenter de digérer un peu, bien qu’on commence à sentir le mal de ventre venir… Il fait beau, mais il fait froid.

On ne pouvait partir sans un petit détour pour acheter un produit de l’érable, on se décide pour du beurre d’érable, qu’on goutera chez Maude, trop bon 🙂 et dans la vitrine, on voit des cuillères en bois, les instruments de musique. On se rappelle que quelqu’un en Belgique souhaitait qu’on en ramène si on en trouve. Bon, il est un peu tôt dans le voyage pour penser à ce qu’on voudrait ramener, mais elles sont faites à quelques kilomètres par un arisant à l’ancienne. On hésite à les prendre 🙂

Waw, et bien quelle journée ! 🙂


Des vans et des pas mûres

C’est bien beau d’aller au Canada, mais ça fait quand même une sacré superficie ! Alors, on a un peu réfléchi, enfin peut-être pas si peu, aux moyens pour se déplacer. On a pensé au bus, vélo, avion, van, train, âne, mobylette, tracteur-tondeuse, Doloréan, traineau à chiens, traineau du père noël, télé-transporteur, bateau, ski etc …

On en  retenu 3-4, mais le vélo dans 50 cm de neige, ça devient compliqué. Le bus, ça quitte rarement les villes et justement on veut aller là ou rien ne nous emmène. Et le van nous est apparu comme la solution répondant le plus à nos envies, autonomie, indépendance, liberté, économique, rapide, sécuritaire, pratique (on dirait presque une pub 😉 Un point négatif, et pas des moindres, était la question écologique, mais le coté pratique a pris le dessus.

C’est pas tout de décider quoi chercher, fallait-il encore le trouver … Le grand maitre mot pour trouver quelque chose au Canada, c’est Kijiji ! Alors nous voilà en quête d’un van sur la toile Canadienne, autour de Montréal d’abord, notre budget ? 5300 dollars. On commence par sélectionner une quinzaine d’annonces au Quebec, dans un rayon de 900 km, ce qui nous semble énorme est normal pour les canadiens. Et vu que le second maitre mot pour chercher une voiture, c’est d’en avoir une, et vu la difficulté de se déplacer et le prix des transports, on s’est vite limité à Montréal.

Direction le premier van … appartenant à un sexagénaire, qui vient nous chercher à un arrêt de métro, super sympa, tout le monde est comme ça ici, on le verra vite. Pour l’hiver le van est recouvert d’une bâche, que le monsieur ne voulait pas l’enlever pour la visite. Autant dire qu’on se fait une bonne idée d’une van bâché 😉 en plus des infiltrations et l’impossibilité de faire le tour et de faire un tour avec parce que le gars ne veut pas déneiger son allée. On s’attarde pas trop.

Bon, au tour du deuxième … même s’il est prêt d’ici, trop galère pour y arriver. On téléphone déjà pour s’excuser de notre retard et expliquer notre problème de transport. Pas de problème, le gars vient nous chercher ! Hallucinant ! On fait une vingtaine de km pour arriver chez un revendeur (et tout le monde est catégorique, ne pas aller chez un revendeur ou concessionnaire). Le van, sans doute qu’à un moment il a du être super, mais ça devait être il y a trop longtemps. Maintenant c’est plutôt dégeu, rouillé, sale, trop cher pour ce que c’est. On a quand même fait un tour avec pour le fun 🙂 Mais bon, c’était pas encore ça …

Deux jours plus tard, on va en voir un troisième à Montréal, à 4500 $, appartenant à un ancien fourreur d’une marque de luxe. On tombe en amour comme on dit ici 😉 Plus petit que les autres, mais SUPER clean, tant au niveau de la rouille, de l’entretient, de l’intérieur, de l’aménagement. Il est juste un peu vieux, 1987, et a déjà pas mal baroudé, 238000 km, et il n’est pas isolé, on va se marrer en hiver dans le nord. Mais on l’achète quand même ! 🙂 Mais il y a un hic … Notre argent n’est pas encore arrivé au Canada 🙁 Alors au lieu de négocier le prix, on négocie qu’il nous le garde jusqu’à ce qu’on ait l’argent avec 100 dollars d’acompte.

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Mais c’est pas le tout d’avoir un van, faut-il encore pouvoir rouler avec, et c’est là que les problèmes commencent … Assurance, permis, plaque, taxes. Rien ne se déroule comme prévu. Aucun assureur ne veut nous assurer parce qu’on est pas canadien, qu’on reste 1 an, que le Yukon ne fait pas partie du Canada, parce qu’on va voyager hors Quebec. Et la seule assurance qu’on ait trouvé, on leur a dit qu’on quittait pas le Quebec et il faut qu’on ait le permis de conduire canadien. Pour le permis de conduire, il faut prendre rdv, 15 jours de délai pour avoir un rdv.

Ici, même les ventes de particulier à particulier sont taxées. Donc on fait comme tout le monde, on déclare la valeur d’achat à 100 $. Mais au moment de prendre les plaques, on apprend que le véhicule doit passer une évaluation pour estimer sa valeur et donc la taxe à payer. Nous voilà parti pour payer de 200 à 500 $ de taxes au lieu de 10 $, autant vous dire qu’on l’a mauvaise.

A l’heure actuelle la situation semblerait se débloquer, on croise les doigts et on vous tient au courant …

 


Mont en vue …

09/03/2013

Enfin une belle et bonne journée en perspective 🙂

Jeremy se réveille à 7h car il n’a apparemment pas encore compris qu’on pouvait dormir tard ici, on n’est plus en Belgique 🙂 (décalage horaire) Il en profite donc pour préparer le petit déjeuner et Maude en profite pour nous faire découvrir les « baggles » pas en forme de baggels, mais quand même super bon 🙂 (il y a un dicton qui dit : 1 baggle = 2 tartines, autant dire que c’est du solide)

En commençant par le Mont Saint-Hilaire, à 1h de Montréal, un coin de nature malheureusement fort fréquenté par les citadins montréalais, mais on les comprend car c’est une réserve naturelle qui n’a jamais été exploitée par l’homme. Ce site appartenait à un riche propriétaire qui en a fait don à l’université qui en a fait un centre de recherche grandeur nature et de préservation. A l’entrée un panneau indique 6 dollards pour pénétrer dans le parc, dont le parking est complet. Un autre panneau indique aussi l’état des sentiers : « glace ». Effectivement après quelques mètres certains chaussent des mini crampons, je ne peux m’empêcher d’éclater de rire 🙂

Il abrite une faune et une flore exceptionnelle, c’est pourquoi il a tant de succès auprès des citadins. Et on les comprend, car quand on pénètre dans cette foret, avec ses arbres torturés par le temps et encore son manteau blanc, ça incite à la contemplation et au calme, si on fait abstraction de l’autoroute humaine. Heureusement notre guide, le chum de Maude, connait bien le parc et les sentiers moins fréquentés, voire pas fréquentables 😉

1h15 plus tard, on arrive au sommet à 415 m, ou 1358 pieds pour les québecois, et effectivement, cet endroit, c’est le pied ! Devant nous s’étend une plaine plus plate que notre pays à perte de vue, avec la neige, c’est magnifique. On aperçoit le sommet d’en face en contre-bas, qu’on va rejoindre par un sentier pas tout à fait officiel 😉 (voir photo) On entame ensuite une descente direction une source d’eau potable, bien froide.

Mais l’aventure ne s’arrête pas là 🙂 Maude et Louis-Philippe nous emmènent acheter des carottes au magasin. Super aventure me direz-vous 😉

Sauf qu’elles n’étaient pas pour nous …

Juste avant la tombée du jour, nous allons dans le parc de Longueuil, gratuit et quasi désertique cette fois, pour espérer apercevoir des chevreuils, dans cet endroit ou ils sont en liberté et protégés. Cela a dépassé toutes nos attentes, un des 10 qu’on a pu approcher est même venu manger dans ma main 🙂 Et visiblement, il n’y a pas que les carottes qui les attirent, mais aussi les appareils photos orange 😉

Magnifique expérience …


Première semaine à Montréal

05-18/03/2013

Avant de mettre le nez dehors, on met presque toutes les couches de vêtements qu’on peut 😉 il fait -4° avec le petit vent bien froid ça fait -10°.

Alors là c’est parti pour le marathon administratif, on a 2 semaines à Montréal pour se renseigner pour une banque, un forfait gsm, les bus pour se déplacer, s’enregistrer au service Canada, chercher un PC, chercher un van et les transferts d’argent qui ne se font pas parce que c’est un système bancaire archaïque.

Le 3ème jour ressemble étrangement au 2ème, et le 2ème ressemble au premier. Avec quelques nuances, plus sur la banque, le choix et finalement l’achat d’un PC, la recherche sans succès d’un service gsm parce que c’est hors de prix, tout comme le pain, le lait et les transports.

Mais ces 2 semaines, ce n’est pas que ça, c’est aussi la neige, les bois, les écureuils, les gens sympas et super respectueux, les épiciers qui sont des supermarchés, les routes enneigées, l’organisation réglée de la ville, les ballade au bord du Saint-Laurent à moitié congelé avec des icebergs 😉 les gens qui parlent français mais qu’on ne comprend pas à cause du vocabulaire et de l’accent, excellent 🙂

 


Nos premiers pas …

04/03/2013

Salut à tous,

On est rendu, comme ils disent ici, on y est …   enfin !

Ça fait 3 ans que l’on attendait ça, 3 ans de questions (ou ? comment ?), 3 ans de choix (à pied, à vélo, en bus, en van, etc) et pas toujours de réponses.

Et plus le moment arrivait plus le stress montait (je vois ce que tu voulais dire Seb).

Mais tout ça est presque derrière nous maintenant on découvre le Canada sous son manteau blanc, impressionnant !

Après les 2 heures de retard de notre avion et un super accueil de notre couchsurfeuse Maude, on sait même pas combien d’heures on a dormi …

Maude, c’est celle qui nous a supporté les premiers jours ici, pendant près de 2 semaines 😉 Elle est extra 🙂 elle a déjà voyagé à travers les US et l’Alaska avec son kayak. Comme nous elle aime la nature, marcher, les grands espaces loin des foules, les sports nature. Elle nous fait découvrir le Québec, avec son accent, les plats bien typiques d’ici comme le pâté chinois 😉 oui oui c’est québecois, les coins de nature à 2 pas de la ville. Une québecoise comme on les imagine, accueillante, souriante, toujours partante, prête à nous aider dans nos démarches administratives. Merci encore Maude pour ce super départ et tous tes coups de pouce 🙂

 


Départ

03-04/03/2013

Nous voilà rendu à l’aéroport de Paris (merci à toi Micheline de nous avoir conduit).

On attend notre avion pendant 15h, nous visitons donc tout l’aéroport de Paris Charles De Gaulle, ça nous occupera quelques heures.

20 min plus tard c’est chose faite car on est au terminal 3 le tout petit. Alors il nous faut bien trouver de quoi s’occuper, on se place donc dans le terminal des arrivées pour deviner de quel destination viennent les gens 🙂

Mais avant ça, un petit dodo … nous trouvons donc un Bed and Breakfast devant la porte d’embarquement (effectivement un lit Break et Fast) et comme repas au souper c’est tartine au choco sur siège d’aéroport. Et on ne mangera que ça pendant 15h 😉

Pas évident pour la pile électrique qu’est Jeremy 😉


Stress et déstress

Il parait que le stress se mesure,  nous on a notre technique,  elle se rapporte à tout ce que l’on veut prendre comme brol en trop dans notre sac, et on a aussi notre remède c’est le prix du kilos des bagages excédants.

Ca ça déstresse un max, enfin … j’espère …

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