Des vans et des pas mûres
C’est bien beau d’aller au Canada, mais ça fait quand même une sacré superficie ! Alors, on a un peu réfléchi, enfin peut-être pas si peu, aux moyens pour se déplacer. On a pensé au bus, vélo, avion, van, train, âne, mobylette, tracteur-tondeuse, Doloréan, traineau à chiens, traineau du père noël, télé-transporteur, bateau, ski etc …
On en retenu 3-4, mais le vélo dans 50 cm de neige, ça devient compliqué. Le bus, ça quitte rarement les villes et justement on veut aller là ou rien ne nous emmène. Et le van nous est apparu comme la solution répondant le plus à nos envies, autonomie, indépendance, liberté, économique, rapide, sécuritaire, pratique (on dirait presque une pub 😉 Un point négatif, et pas des moindres, était la question écologique, mais le coté pratique a pris le dessus.
C’est pas tout de décider quoi chercher, fallait-il encore le trouver … Le grand maitre mot pour trouver quelque chose au Canada, c’est Kijiji ! Alors nous voilà en quête d’un van sur la toile Canadienne, autour de Montréal d’abord, notre budget ? 5300 dollars. On commence par sélectionner une quinzaine d’annonces au Quebec, dans un rayon de 900 km, ce qui nous semble énorme est normal pour les canadiens. Et vu que le second maitre mot pour chercher une voiture, c’est d’en avoir une, et vu la difficulté de se déplacer et le prix des transports, on s’est vite limité à Montréal.
Direction le premier van … appartenant à un sexagénaire, qui vient nous chercher à un arrêt de métro, super sympa, tout le monde est comme ça ici, on le verra vite. Pour l’hiver le van est recouvert d’une bâche, que le monsieur ne voulait pas l’enlever pour la visite. Autant dire qu’on se fait une bonne idée d’une van bâché 😉 en plus des infiltrations et l’impossibilité de faire le tour et de faire un tour avec parce que le gars ne veut pas déneiger son allée. On s’attarde pas trop.
Bon, au tour du deuxième … même s’il est prêt d’ici, trop galère pour y arriver. On téléphone déjà pour s’excuser de notre retard et expliquer notre problème de transport. Pas de problème, le gars vient nous chercher ! Hallucinant ! On fait une vingtaine de km pour arriver chez un revendeur (et tout le monde est catégorique, ne pas aller chez un revendeur ou concessionnaire). Le van, sans doute qu’à un moment il a du être super, mais ça devait être il y a trop longtemps. Maintenant c’est plutôt dégeu, rouillé, sale, trop cher pour ce que c’est. On a quand même fait un tour avec pour le fun 🙂 Mais bon, c’était pas encore ça …
Deux jours plus tard, on va en voir un troisième à Montréal, à 4500 $, appartenant à un ancien fourreur d’une marque de luxe. On tombe en amour comme on dit ici 😉 Plus petit que les autres, mais SUPER clean, tant au niveau de la rouille, de l’entretient, de l’intérieur, de l’aménagement. Il est juste un peu vieux, 1987, et a déjà pas mal baroudé, 238000 km, et il n’est pas isolé, on va se marrer en hiver dans le nord. Mais on l’achète quand même ! 🙂 Mais il y a un hic … Notre argent n’est pas encore arrivé au Canada 🙁 Alors au lieu de négocier le prix, on négocie qu’il nous le garde jusqu’à ce qu’on ait l’argent avec 100 dollars d’acompte.

Mais c’est pas le tout d’avoir un van, faut-il encore pouvoir rouler avec, et c’est là que les problèmes commencent … Assurance, permis, plaque, taxes. Rien ne se déroule comme prévu. Aucun assureur ne veut nous assurer parce qu’on est pas canadien, qu’on reste 1 an, que le Yukon ne fait pas partie du Canada, parce qu’on va voyager hors Quebec. Et la seule assurance qu’on ait trouvé, on leur a dit qu’on quittait pas le Quebec et il faut qu’on ait le permis de conduire canadien. Pour le permis de conduire, il faut prendre rdv, 15 jours de délai pour avoir un rdv.
Ici, même les ventes de particulier à particulier sont taxées. Donc on fait comme tout le monde, on déclare la valeur d’achat à 100 $. Mais au moment de prendre les plaques, on apprend que le véhicule doit passer une évaluation pour estimer sa valeur et donc la taxe à payer. Nous voilà parti pour payer de 200 à 500 $ de taxes au lieu de 10 $, autant vous dire qu’on l’a mauvaise.
A l’heure actuelle la situation semblerait se débloquer, on croise les doigts et on vous tient au courant …
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