On the road …
23/07/13
Le moment tant attendu de quitter Montréal est arrivé, on crie notre joie et notre impatience ! 🙂
Mais pour aller où ?! Dans l’ouest évidement !
Mais on ne part pas seuls ! Après avoir mis une annonce sur un site de covoiturage, on embarque Valentin, un français de 22 ans qui va travailler à la cueillette dans la vallée de l’Okanagan.
Pour notre premier jour sur la route, on va de Montréal à Peterborough. Après l’autoroute la route est vraiment belle, on croise des maisons Amish, Jeremy est fan 😉
Après notre première nuit, direction le musée de canot de Peterborough. Bon, on hésitait vu le prix de l’entrée, mais une fois à l’intérieur, on a pas été déçus 🙂 Toute l’histoire du canot, avec une belle quantité de vraies antiquités, les différents modèles et modes de construction, les utilisations des premières nations comme ils disent, et des hommes blancs ensuite.
Après avoir repris la route et passé Toronto, une mégapole comme je n’en ai jamais vue. On ne s’arrête pas, rien qui nous intéresse. Par contre, petite halte aux chutes du Niagara, pour au moins se dire qu’on aura vu ça 😉
On ne s’attendait absolument pas à ce que ce soit entouré par une ville genre Las Vegas, hallucinant ! Néons dans tous les sens, manèges, foires, même les chutes sont éclairées en rose et jaune la nuit, c’est dingue, ça dénature la couleur verte naturelle.
Deuxième nuit à Niagara Falls.
Pour repartir vers …. les débats sont ouverts. La péninsule de Bruce ou pas ? Le ferry qui coûte cher (on a fait le calcul) et met plus de temps que la route, ou la route plus rapide, un peu plus longue, mais sans doute pas aussi beau que la péninsule dont Maude nous avait vanté la beauté ? On change plusieurs fois d’avis, et on se décide in extremis pour la Baie Georgienne et la péninsule de Bruce 🙂
On arrive enfin au bout de la route de la péninsule, à Tobermory on se dirige vers le dernier ferry de la journée, pour South Baymouth sur l’île de Manitoulin. Manitoulin est la plus grande île au monde qui se trouve sur un lac, et il y a aussi des lacs sur l’ile. On passe pour s’enregistrer 2 heures avant le départ, et le prix annoncé n’est pas le même que celui qu’on a calculé, mauvaise surprise 🙁 notre campeur, vu sa hauteur passe dans la catégorie au-dessus. On sait que sur le toit ce qu’il dépasse c’est une roue de secours, pas difficile de la mettre à l’intérieur, mais il y a aussi la clim’. Jeremy est décidé à la démonter ! Par prudence, on demande quand même au gars si ça passerait sans ça. Le gars, super fat, dernier ferry, dernière minutes de son service, autant dire qu’il vient nonchalamment nous dire que ça passerait, mais que ça se démonte pas. Soit, Jeremy est focalisé sur le démontage, et c’est parti, on s’active tous les 3 et étonnamment on finit par y arriver 🙂 du coup, on a trou dans le toit 😉 bon, on croise les doigts pour qu’il ne pleuve pas 😉
Julie se dit qu’avant le départ du ferry elle a tout juste le temps d’aller se baigner dans les eaux cristallines dont Maude lui avait parlé. Ouach, c’est pas si chaud… je finis par y entrer, nager un peu au large et même à y plonger des rochers 🙂 C’est vraiment beau cette eau, ces rochers par transparence, les hauts fonds et roches abruptes. Jeremy et Valentin viennent me rejoindre juste à temps pour un plongeon et on court pour avoir le ferry.
Troisième nuit à South Baymouth.
Une journée de route quasi non stop nous attend pour rejoindre Marathon. Mais pas sans intérêt cette journée. Alors que c’est Julie qui conduit, elle voit furtivement, à quelques mètres de la route, un orignal !!! 🙂 Je ralentis et dis à tout le monde dans la voiture qu’il y a un orignal au bord de la route. Jeremy, ni une ni deux, saute de son siège, prend ma place et fait demi tour, il s’arrête à quelques dizaines de mètres. L’orignal est toujours là, je saute de la voiture et m’approche doucement, il nous regarde tranquillement. Je continue à m’approcher doucement, il a l’air grand. Il monte sur la route, me fait face et fait un pas vers moi, c’est là que je me rends compte qu’il est vraiment grand ! Il continue de traverser la route, je fais de même, et après un dernier regard, il s’en va. Waw, trop génial ! 🙂
Et le lendemain, c’est reparti direction Port Frances, à la frontière entre le Canada et les Etats Unis, on espère qu’on passera. Mais sur la route, on fait une petite halte dans le Parc Provincial de Quetico, de quoi se dégourdir les jambes et prendre une douche 😉 C’est un énorme parc uniquement accessible en canot avec des centaines de lacs et rivières. Pas possible selon notre programme donc, ce qui ne nous empêche pas d’aller prendre une marche comme on dit au Quebec 😉 Et une marche bien mouillée ! Bien oui, depuis les 2 jours qu’il pleut, les sentiers c’est pas trop ça. Et puis il y a le décalage horaire aussi 😉 puisqu’on a passé un fuseau horaire 🙂
On dort à quelques kilomètres de Port Frances où on va passer la frontière américaine demain, mais on appréhende, entre les légumes et la viande qu’on vient d’acheter, la plaque d’immatriculation attachée à l’échelle arrière avec des colsons, nos petits bonshommes, nos nouvelles mascottes 😉 C’est pas gagné …
28 ans et toutes ses dents, et même encore plus …
14/07/13
28 ans, ça ne nous rajeunit pas tout ça… Peut-être que la sagesse vient enfin, avec mes dents de sagesse qui poussent pour l’instant 😉 Et pourtant, cette année, en ce jour, Jeremy a l’impression que j’ai 12 ans 😉
Alors cette année, qui dit lieu exceptionnel, le Canada, dit cadeau exceptionnel, et il est de taille ! Sans doute le plus gros cadeau que je ne me serai jamais fait. Certains le devinent, d’autres n’osent y croire, bien oui, j’ai acheté un cheval ! 🙂 ou plus exactement une jument, Zoé !!! et j’en suis dingue, d’où les 12 ans dans ma tête de gamine qui a un cheval dont elle n’osait plus rêver.
Eh oui, c’est une autre aventure qui va commencer. Pour l’instant elle reste à la ferme jusqu’à notre retour au Quebec ; ensuite, soit on parvient à rester au Canada, à prolonger notre visa, soit lors de notre retour en Belgique, je l’embarque avec, elle nage très bien 😉
D’un rêve à une réalité
03-14/07/13
Jeremy m’a dit depuis longtemps déjà que lorsqu’il était enfant, il a promis à sa mère de réaliser le rêve de sa mère (très œdipien tout ça 😉 de voir les baleines. Mais, est-ce qu’il n’y aurait pas des baleines dans le Saint-Laurent en été qui viennent se nourrir ? Mais si ! Allez hop, petite surprise de taille pour Myriam qui se trouve au Canada quelques jours après avoir réservé l’avion 🙂 Mais ce qu’il y a au programme, chuuut, c’est une surprise 😉
En attendant son arrivée on passe quelques jours à la Baie Saint-Paul, où on croise 2 gars qui font du stop pour être bénévoles à un festival de Folk ; on se laisse mener et on les rejoint pour le dernier jour du festival à Sainte-Rose-du-Nord. Du Folk ? Pas vraiment, on a découvert le Folk Sale, une sorte de folk de garage, très hétéroclite. Avec des groupes comme les Quebec Rednecks Bluesgrass Project. Avec des groupes et un public avec des gens pas mal débauchés, disons-le, et vivant en marge de la société ; on en a d’ailleurs pris 2 en stop avec leurs chiens.
Après cette petite parenthèse, on va chercher Myriam à Quebec. Au programme : visite de la ville sous une chaleur à la limite du supportable, mélange d’histoire et de modernité.
Deux jours après, on prend la route pour passer par les chutes de Mont-Morenci, waw, c’est vraiment impressionnant ! Au pied de la chute, impossible d’ouvrir les yeux et on en ressort aussi mouillé que si on avait été dessous 😉
Pour l’instant, ça ne fait pas très nature tout ça, et pourtant, il y en a de magnifiques au Quebec. Alors direction le Parc National des Grands Jardins pour lui faire découvrir les lichens inattendus et la grande diversité du paysage que l’on ne retrouve que dans les 2000km plus au nord. Puis c’est dans le Parc National des Hautes Gorges de la Rivière Malbaie qu’elle va grimper presqu’à bout de souffle jusqu’à un sommet avec une vue magnifique. Elle ne regrettera pas d’être montée jusque là 🙂
Ensuite direction la Baie Saint-Paul où il y a le Nautifest. Événement d’une journée qui promeut et fait découvrir le kayak, le kytesurf, le paddle … le tout gratos, cool 🙂 On se fait un petit essai de kayak de rivière avec Myriam. Puis nous on veut participer à l’initiation de techniques de kayak de mer. Cool on est seuls avec le guide 🙂 on apprend à s’équiper, transporter les kayaks, embarquer et débarquer, et surtout, chavirer et remonter 😉 Au final, on aura passé 3-4 heures sur l’eau 🙂
En quittant la Baie Saint-Paul, on passe par Sainte-Irénée pour une petite balade à cheval sur la plage et dans les bois, sur des Gros chevaux.
On poursuit vers Tadoussac, qu’on visite un peu, surtout la vue, avant de prendre un ferry pour traverser la rivière Malbaie et continuer pour arriver aux Grandes Bergeronnes, LE spot qu’on nous a conseillé pour avoir peut-être la chance de voir des baleines. On a décidé de la faire éthique et de prendre un guide et des kayaks pour 4h. Ca tombe bien, nous on s’est entrainés la veille, on avait tout prévu 😉 On a même eu droit à une dégustation d’oursins crus, fraichement pêchés. Au final, c’est 4-5 jours qu’on aura passés aux Grandes Bergeronnes. On aura vu des bélougas, des phoques, beaucoup de marsouins et quelques petites baleines et 2 grosses baleines ! Myriam envisagerait-elle d’acheter une petite maison au bord du Saint-Laurent ? 😉
Son voyage est presque fini et on va passer un jour à Montréal pour admirer la ville de nuit en surplomb avant d’aller dire un dernier au revoir à la ferme d’André. C’est aussi l’occasion de montrer à Myriam l’ambiance et la ferme où on a travaillé 3 mois et où on retravaillera sans doute cet hiver.
Le temps pour elle de reprendre l’avion est arrivé et pour nous aussi il est temps de continuer notre petit bonhomme de chemin…
De toutous à tout haut
17-29/06/13
En quittant la ferme, nous avons été rendre visite à une vieille connaissance de notre précédant voyage au Canada en 2009. On a été accueillis comme de vieux amis chez Jacques et Sylvie, comme si on ne s’était pas vu depuis la veille. On a profité de leur hospitalité durant quelques jours, et de leurs 12 chiens de traineau 🙂 on les a d’ailleurs aidés à soigner l’un d’eux gravement blessé. Quant aux autres, quand on rentre dans l’enclos, c’est la fête, ils nous sautent tous dessus, nous lèchent partout, surtout le visage évidement 😉 Ils sont vraiment beaux et extra, on est d’ailleurs partis en balade avec 2 d’entre eux. Petite mésaventure, on a perdu un chien. Vous avez déjà essayé de courir après un chien de traineau ? Eh ben, qui tente rien n’a rien, on a couru après, et résultat des courses, on l’a perdu. Heureusement, il est rentré tout seul.
Jacques avait du boulot, il finalisait la construction de la structure d’une yourte et terminait la construction de 4 traineaux à chiens pour un client. Et à partir de la mi-août, il rase la maison de Sylvie pour en construire une lui-même dont il a fait les plans. Il nous propose d’ailleurs d’être de la partie pour la construction, l’objectif étant qu’elle soit fermée avant l’hiver et finie au printemps. Malgré notre tentation de l’aider et, pour Jeremy, de construire une charpente de ses mains, on se doit de décliner l’offre pour continuer notre voyage et notre aventure.
D’ailleurs, sur les conseils de nos deux acolytes et compagnons de plein air, on va vers l’un de leurs terrains de jeu favori au Quebec, le Parc National des Grands jardins. Et effectivement, on n’a pas été déçus de leur conseil 🙂
On a découvert un paysage extrêmement varié en des temps records. En 10 min on pouvait passer d’une forêt presque tropicale, chaude et humide, puis une forêt de pins avec des gros blocs rocheux à la Fontainebleau, ensuite un plateau rocheux semi lisse. C’est aussi l’un des seuls endroits qui bénéficie d’un micro climat que l’on retrouverait normalement 2000 km plus au nord. Le paysage ressemble à la Taiga, assez sec et du magnifique lichen qui jonche le sol. C’est d’autant plus impressionnant après la pluie où le lichen se gorge d’eau et devient très spongieux, alors qu’on était étonnés de sa dureté, comme une éponge naturelle sèche. Il y a différentes espèces de lichens, on pourrait vous en citer 3-4 qu’on a pu observer, alors qu’un guide pourrait vous en citer plus d’une dizaine pour la même zone 😉
On a pu profiter de tout ça durant une rando de 5 heures, se terminant par le magnifique point de vue du Mont du Lac des Cygnes.
Après quelques jours on rejoint Maude et Louis-Philippe dans le Parc national des Hautes-gorges de la rivière Malbaie pour une rando au sommet avec une vue qu’on nous dit magnifique. Une météo très humide et chaude, un itinéraire qui grimpe pas mal, 800 m de dénivelé monté, un cours sur la flore de Louis-Philippe, et tout ça pourquoi ……. pour du blanc ! Merci Maude et Louis-Philippe 😉 Bien oui, quand on est dans un nuage ou à peine au dessus, tout est blanc ! C’est d’ailleurs assez impressionnant de se trouver au bord d’une falaise avec du vide blanc sous soi à ne pas savoir où est le sol. On se pose au sommet, en t-shirt, on enlève nos chaussures. Maude et Louis-Philippe n’en reviennent pas, à chaque fois qu’ils sont venus ici, c’était toujours doudoune ou polaire et veste tellement il fait froid et que le vent souffle. On imagine que le vent doit effectivement souffler aujourd’hui car les nuages dévoilent et cachent rapidement le paysage proche en arrière de nous. Après un casse-croûte, on amorce la descente qui nous semble plus longue que prévu.
Nos chemins se séparent à nouveau, alors que certains retournent vers le boulot, nous on s’en retourne à notre voyage …
Bye bye la ferme
17/06/13
Le temps est venu de continuer notre chemin, nous avons déjà trop tardé.
Il est temps de dire au revoir à André, merci pour ton accueil chez toi, même si tu ne t’attendais pas à nous trouver chez toi à ton retour du Mexique 😉
Au revoir Lucie, merci pour ton accueil à bras ouverts, ta bonne humeur, quand on passe te revoir on a l’impression que tu es aussi contente que de revoir de vieux amis.
Au revoir Céline et Nicolas, Christobal et Célia. Merci pour nos échanges, votre enthousiasme à toute épreuve. Merci pour ton implication Céline, merci pour ta neutralité Nicolas. Nicolas, on compte sur toi pour installer un cinéma IMAX 3D dans la grange à foin 😉
Au revoir Nadia, Shelsey, Leane, on a passé de bons moments ensemble dans la cuisine, à la vaisselle, ça égaie beaucoup le travail.
Au revoir tous les animaux, Chocolate, Amande, Henri, Zara, Doudou, Cannelle, Ulysse, Mistigri, Ombre, Pivoine et les autres, les ânes, les moutons, les agneaux, les chèvres, les chevreaux, les poules, les poussins, les lapins, les canetons, les paons, les chevaux, on ne va pas tous les citer, sauf Zoé, qu’on reverra bientôt, merci à tous de nous avoir appris à s’occuper de vous.
Un grand merci à tous, et les larmes de Julie en sont l’expression.
Foire de Ormstown
08/06/13
On nous parle depuis quelques jours de la foire de Ormstown, une foire typique de village typique, on ne peut pas ne pas aller voir ça 😉
Au programme, ce sont des manèges des années ’70, des éleveurs qui viennent présenter leurs plus belles progénitures, des vaches et veaux, des lapins, des poules, des paons, des canards, le tout bien coiffé, rasé, lavé, bichonné. Mais aussi un maréchal ferrant, une tendeuse et fileuse de laine, des démonstrations de calèches et chevaux de trait et d’autres disciplines équestres. Tout prête aux concours et aux prix, des expositions, des animaux, des gâteaux, des macramés, des tapis, des couettes, des dentelles, des tricots, des biscuits, des tartes , tout fait à la main par des gens typiques du coin.
La foire durant 3 jours, on a décidé d’y aller le samedi, d’abord pour Jeremy qui voulait voir des concours de »tracteurs pull », tracteurs, 4×4, camions et tondeuses modifiés devant tirer une lourde charge, cassant à l’occasion une pièce ou l’autre de leur moteur. Jeremy s’est aussi essayé au filage de la laine, il avait un bon coup de main, ça ne semblait pourtant pas si facile. Pour nous deux, démonstration de calèches allant jusqu’à 8 chevaux de traits, dont des belges, un belle prouesse de maîtrise.
Pour résumer cette foire, typique du coin 🙂
3 jours déconnecté
18-19-20/05/13
Pour les Boderi :
Ah, Orval, enfin ! 🙂 chaque année on l’attend celui-là, mais pour ma part, comme dirait André ‘dans le cul la balayette’. Et bien moi je me dis non, on va faire Orval made in Canada, avec le feu, le camping, les cacas dans les bois et les pensées à la famille.
Une fin de semaine de 3 jours, une météo plutôt bonne, 2 férus de canot-kayak, et un oncle bien sympa qui nous prête un canot double, tous les ingrédients pour une petite virée canot-camping au Lac sans bout, dans la réserve faunique de Mastigouche.
Nous voilà partis, bien organisés avec 2 voitures, avec sur le toit de Maude son kayak et sur le toit de Louis-Philippe 2 canots.
Au programme :
Premier jour, trajet de 2 heures et une 1/2 heure de piste de graviers, terre, roches de 20 cm, des trous, des petits cours d’eau, tout ça avec les embarcations sur les toits, bref, un vrai safari 😉 Une fois arrivés, chargement des embarcations, direction une petite île au milieu du lac à 2 heures de pagaie. Chouette, le vent souffle dans notre sens, un vrai plaisir 🙂 Installation du campement et soirée au bord du feu. Pour Louis-Philippe, c’est la recherche de sa géocache qu’il a laissée quelques années auparavant, sauf qu’il ne sait plus où elle était 😉 Il finit par se résoudre à se dire que quelqu’un l’avait prise. Alors, on n’a pas vraiment fait attention à ce qu’ils ont mis dans leurs barils, et c’est là qu’on découvre la notion toute différente de ‘camping’. Pour nous, c’est poids et encombrement minimum, pour eux, c’est les canots qui portent et on ne se refuse rien 😉
Deuxième jour, un bon petit déjeuner pour commencer, avec du gruau aux fruits rouges, pomme cannelle et des oranges, le luxe pour nous. Départ le matin avec un vent dans le dos, magnifique 🙂 sur un lac encore calme, étroit et sinueux avec îles par-ci par-là. C’est parti pour l’exploration du lac et surtout la recherche du bout du Lac sans bout. A force de remonter une petite rivière qui se déverse dans le lac, on a fini par le trouver le bout, on ne pouvait pas continuer, car on a bien essayé de remonter les rapides, mais c’était peine perdue. Contents d’avoir trouvé le bout du lac sans bout, on revient à notre camp de base pour un petit cours de pèche à la mouche avec Louis-Philippe, où Jeremy sera le seul à pêcher un poisson 🙂 Louis-Philippe passe une partie de la soirée à chercher où cacher la géocache qu’il a prise avec lui, avec des allumettes, du papier, un crayon et un petit couteau.
Troisième jour, un petit déjeuner digne d’un camping ***** avec des crêpes que Maude s’occupe de faire cuire, avec du miel, du sirop d’érable, beurre de peanuts, un vrai délice d’autant plus apprécié en camping 😉 Jeremy part marcher pendant près d’une heure et demie, sur les traces d’un caribou, malheureusement sans en apercevoir. On remballe notre campement et direction le retour aux voitures et le chargement de celles-ci. Mais on a faim ! après moult discussions, c’est direction un Saint-Hubert, le roi du poulet, une première pour nous, on n’a pas été déçus 🙂
Avec Maude et Louis-Philippe, une sortie plein air finit toujours par une bonne bouffe 😉
Portes ouvertes
05/05/13
Après avoir travaillé plusieurs jours à redonner à la ferme un semblant de renouveau visuellement réussi, aujourd’hui ce sont les portes ouvertes !
Il fait 35 degrés, une chaleur à la limite de l’insupportable…
Julie est à l’équitation et met des enfants sur les chevaux toute la journée, sans un petit coin d’ombre 🙁
Pendant que Jeremy se trouve entre l’étable et la cour aux animaux.
Programme de la journée : accueil, découvertes et divertissements des visiteurs québecois, qui comme à leur habitude voient qu’on est pas du coin et nous parlent de découvrir le Québec. On le redit encore, mais ils sont vraiment chouettes ces québecois 🙂
D’après Lucie, il n’y a jamais eu autant de monde, près de 800 personnes, un beau record pour la ferme.
Les photos parleront mieux que nous de l’ambiance qui régnait ce jour là …
Baby boom
18-27/04/13
On vous rassure tout de suite, ce n’est pas Julie qui est enceinte, ouf !
C’est plutôt un peu tous les animaux de la ferme qui ont donné naissance.
En commençant par les chèvres … D’abord, on ne savait plus trop quelles chèvres allaient dans quels enclos (on savait qu’il y avait 3 gestantes, mais on n’avait pas encore l’œil). Au retour de Nico, on se rend compte qu’une chèvre n’est pas à sa place. Et voilà que le soir même, il y a la première qui met bas de 2 chevreaux, qu’on voit naître en life ! Nos premiers chevreaux, c’est troooop cuuuuute ! C’est fou ce que ça ressemble déjà à une chèvre, les sabots, la tête, les poils. Super, la mère s’en occupe bien, ils sont déjà debout après moins d’une heure.
Deux jours plus tard, une deuxième donne naissance à 3 petits. Et c’est là que les jours vont se rallonger. Effectivement, elle ne laisse pas téter ses petits (il faut dire aussi qu’une chèvre n’a que 2 mamelons). On essaye de stimuler les petits, de calmer la mère, on sait combien le premier lait est important pour la croissance et les premiers apports nutritifs. Rien n’y fait 🙁 On se résout à attacher la mère et pousser les chevreaux vers les mamelons. Ca ne fonctionne toujours pas. Peut-être a t-elle trop de lait et que ça lui fait mal, alors on s’essaye à la traire. Julie semble plus douée que Jeremy 😉 Malgré ça elle ne les laisse toujours pas téter 🙁 Dernière solution, traire la chèvre et donner le lait en biberon aux 3 chevreaux. Ca peut avoir l’air simple comme ça, et bien on peut vous dire que ça ne l’est pas ! Entre attacher la chèvre, d’abord stimuler les petits qui s’affaiblissent, traire la mère, tenter de donner le biberon avec les petits qui braillent, ce qui nous prend à peu près une heure, et qui est à refaire toutes les 2 heures ! Dernière tournée à 23h et c’est reparti à 6h. Alors oui, c’est super mignon de se dire qu’on a donné le biberon à des chevreaux pendant 2 jours et qu’ils seraient peut-être morts sans notre intervention, mais c’est de l’énergie ! Imaginez notre joie quand 3 jours plus tard ils ont tété tout seuls pour la première fois. Je vous avoue qu’on avait notre petit chouchou, Tachu, qui venait téter la barbe de Jeremy pensant que c’était sa mère 😉
Trois jours plus tard, on est toujours aux aguets pour la dernière chèvre qui doit encore mettre bas. Quand on repasse par hasard dans l’étable, une heure après notre dernier passage, elle lèche ses petits. Elle en a eu 3, mais un est décédé parce qu’il est resté dans la poche de placenta et n’a pas su respirer. On appelle Céline d’urgence, qui déchire la poche, mais il est trop tard 🙁 peut-être la nature fait-elle bien sa sélection naturelle… Contents de voir que la chèvre s’occupe bien de ses chevreaux 🙂
Mais ce n’est pas fini ! on a aussi eu droit à plusieurs portées de chatons, qui eux sont vraiment mini mini. Avec les questions de laisser ou non la mère les emmener à l’abri, les autres chats qui peuvent les confondre avec des souris qu’ils chassent. On essaye de retrouver les chatons avant qu’ils ne deviennent des chats sauvages. Et c’est là aussi qu’on s’empêtre dans des traitements de leur infection aux yeux, dont on ne semble pas sortir 🙁 Et on se retrouve au final avec une dizaine de chatons, qui deviennent de plus en plus mignons 😉
Il y a aussi eu la naissance de lapereaux. Une portée est morte, on ne sait pas pourquoi, peut-être que la mère n’a pas su bien s’en occuper. Une deuxième portée de 3 se portent bien, et les lapereaux deviennent aussi cute 😉
Et la troisième portée, un lapereau sur deux est mort, on ne sait pas non plus pourquoi 🙁
Et comme si ça ne suffisait pas, la ferme a acheté une quarantaine de poussins, 4 canetons de quelques semaines, une vingtaine de canetons de 2 jours et 2 petits cochons de lait, Roc & Roll !
Ca en fait du monde à s’occuper !
Vous l’aurez compris, on ne s’ennuie pas à la ferme d’André…
GO HABS GO !
19/04/13
Notre premier match de hockey, à Montréal avec les Canadians vs Tempa Bay! 🙂
Ca commence forcément par la recherche de billets. Alors là, waw, le prix des billets est complètement exorbitant ! Les moins chers, c’est 60$ et ça peut monter jusque plus de 300$, c’est complètement dingue !
Bon, donc, la recherche de billets, sur le site officiel, plus moyen d’avoir des places côte à côte. On se met donc à rechercher sur kijiji et ebay, avec un prix max de 70$ par personne. On finit par trouver, on se donne donc rendez vous au boulot du gars pour avoir les places du match du soir même. Déjà le gars ne répond pas à son téléphone, on ne le trouve pas. A force de demander à tout le monde, Julie finit par voir son père, qui téléphone à son fils, qui m’explique qu’il a dû y avoir mauvaise compréhension parce qu’il a déjà vendu les places. Ok, pas cool 🙁 Il dit avoir des places pour le prochain match, il nous envoie les billets électroniques et on fait un virement « par Email »!! parfait 🙂
Nous voilà donc avec nos places en main, on ne sait pas si ce sont des fausses, si on va rentrer ou se faire refuser. On prend le risque.
Le soir même, pour trouver une place de parking, c’est galère, on finit par payer un parking. Un petit creux ? Direction Tim Horton pour 12 muffins hummm 🙂
Bon, on ne sait pas tout manger avant de rentrer, et on ne peut pas rentrer avec de la nourriture, alors on réfléchit et on planque dans les manches de la veste de Julie 😉
On entre dans la salle, c’est impressionnant ! On trouve nos sièges, troisième rangée avant la fin, ça fait loin, mais on n’avait pas les moyens de se payer autre chose.
Quand on voit tous les gens en bas, et le prix qu’ils ont dû payer, on se dit que c’est pas possible.
Il y a une forte énergie dans la salle et on sent bien tout l’attachement des canadiens au hockey sur glace, avec le patriotisme en plus, un bon cocktail 🙂
A l’américaine, tout est grand, tout est fort, tout est haut en couleurs, des écrans géants, des pubs flash, un public qui gueule, des pompom girls, des canons à t-shirts.
Les Canadians sont accueillis sur la glace avec un tonnerre de cris et d’applaudissements, on est emporté…
Le match commence, on voit à peine le puk, on voit juste les joueurs qui se déplacent dans une direction ou une autre et le public crier. Les équipes sont toutes les 2 bonnes et se défendent bien. Tempa Bay marque le premier but juste avant la fin de la première période. Les Canadians égalisent à la deuxième période et les adversaires marquent peu de temps après. C’est le suspense durant toute la troisième période, les Canadians ne peuvent pas perdre ! Ca se bat fort, les pénalités se distribuent, avantagent et handicapent.
Et les Canadians finissent par marquer à 2 minutes de la fin du match ! 🙂 et là c’est la folie intégrale, c’est génial, tout le monde crie, saute, danse, on est émus …
Ils savaient que nous dirions d’acc pour les Adirondacks
14/04/13
Aujourd’hui, passage de la frontière pour aller aux USA, dans les Adirondacks, un parc national magnifique vallonné de monts de 4300 pieds saupoudrés de neige et accompagnés de nos deux joyeux lurons top shape, Maude et Louis-Philippe.
On se donne rendez-vous juste avant la frontière et on part avec la voiture de Maude (on ne sait pas si notre camper passera avec notre plaque accrochée avec des tyerapes 😉
A la douane, notre passeport belge éveille la curiosité et hop, direction le contrôle plus approfondi et la fouille de la voiture, super 🙁
On ne comprend presque pas un mot du gars qui n’articule pas, parle trop vite et évite soigneusement d’utiliser des mots simples, merci Maude pour la traduction.
Et là c’est l’interrogatoire, d’abord de Maude, pourquoi elle vient, pourquoi elle est restée 6 mois, pourquoi elle est partie, et ça n’en finit pas. Nous on a peur de faire la boulette de dire qu’on travaille pour l’instant dans une ferme, sachant que c’est interdit par paranoïa de transmission de maladie. Ils sont fous ces américains, on ne peut même pas passer la frontière avec des oranges produites chez eux. Après c’est à notre tour, après quelques questions, le gars voit bien qu’on est juste des pauvres touristes. On retient notre souffle …
Ok, c’est bon, on peut passer, ouf 🙂 et la voiture n’a même pas été fouillée pendant ce temps là.
La route passe dans des paysages magnifiques et on arrive après 1h de route. La neige est encore bien présente, c’est vraiment beau. On monte rapidement en altitude où les paysages changent. On commence par une forêt de feuillus, puis des sapins, puis des sommets aux roches lisses et particulièrement glissantes recouvertes de neige, puis une belle forêt de sapins. La météo n’est pas vraiment avec nous, même si on a commencé sous le soleil, ça se couvre et la neige commence à tomber, légèrement d’abord, puis sérieusement, c’est magnifique, on marche pour se garder au chaud. On se rend compte qu’on ne va pas arriver au bout de notre tour dans les temps, avec en plus la météo qui se dégrade. On prend la sage décision de faire demi tour. On repasse par des paysages magnifiques, et on se promet de revenir …
On passe la fin de journée dans une petite ville, pas loin de la frontière. Et on va manger dans un resto Texan, tout est cliché au possible, la bâtisse, la déco, le resto, le personnel. Louis-Philippe et Jeremy ont été fan de la quantité hallucinante de peanuts à volonté, qu’on décortique et jette par terre, le sol est recouvert de coquilles de peanuts. On ne comprend pas grand chose au menu, on demande à la serveuse, on ne comprend toujours pas plus 😉 on commande un peu à l’aveuglette. C’est bon, mais c’est gras. Jeremy aura goûté des patates douces au marshmalow et caramel servi avec son steak, il n’était pas fan 😉
En route pour le retour au Canada avec une frontière super sympa. Maude et Louis-Philippe sont contents de retourner à la maison et de se sentir chez eux au Canada.
Osti d’américains !
Des chevaux, en veux-tu, en voilà
04/04/2013
Avec 25 cheveux à disposition, on ne pouvait qu’être impatient de monter à cheval 🙂
Tout d’abord premier défi, reconnaître les chevaux, ce qui n’est pas mince affaire. Après qu’on nous ait dit quels chevaux on pouvait prendre parce qu’ils sont « braves », c’est la recherche de signes distinctifs. Facile nous dit-on, ils ont tous un chiffre tatoué sur l’encolure, cool 🙂 Mais bon, avec le pelage d’hiver, on s’est bien vite rendu compte qu’on pouvait oublier cette histoire de numéro. On va donc en revenir à la robe du cheval, balzanes et autres signes. Heureusement que Céline est avec nous pour nous aiguiller. Bon, on pense avoir les bons chevaux. Nous voilà donc dans le pré avec chacun notre bridon à la main, et ça y est, on arrive à les chopper. Comme on ne leur a rien demandé et qu’il n’ont pas été monté depuis plus de 6 mois, ils ne sont pas super convaincus et Jeremy non plus 😉 Direction la sellerie, ou une couverture pliée fera l’affaire comme tapis de selle, brossés très grossièrement et c’est parti 🙂
Notre terrain se jeu, c’est une partie de la prairie des lamas, alpaga, vache et ânes. Un lama trouvant peut-être chez nos chevaux des nouveaux compagnons de jeu, il courait à côté de nous, tout fou de voir des nouveaux copains. Ce qui n’était pas forcément à notre avantage, parce que nos chevaux en plus d’être nerveux à cause du printemps et de la première sortie, l’étaient aussi par le lama. Mais bon, jusque là tout va bien. Céline nous propose de changer de cheval, pour tester ceux des autres, ok, pourquoi pas. Et bien Jeremy vous dira « pourquoi PAS » 😉 Effectivement, quand il veut monter sur celui de Céline, le cheval lui fait une succession impressionnante de ruades jusqu’à la chute inévitable de Jeremy. On en a d’ailleurs une jolie photo 😉 Rien de cassé, ouf 🙂 Après l’avoir rattraper, on rechange de chevaux. Pas si facile de monter des chevaux qui ne l’on pas été de puis plus de 6 mois.
Ça c’était pour la première expérience, mitigée. Pour la deuxième fois, on monte avec une ancienne stagiaire. En selle depuis 5 min elle tombe, le cheval surexcité qui fait des aller-retour au galop. Nos chevaux qui deviennent aussi surexcités à sautiller sur place, faire des pas de coté, reculer. Jeremy descend de cheval dès qu’il arrive à plus ou moins le calmer. Quant à moi,j’essaye de le calmer en étant dessus, le maintenir, bon, ça fait un peu rodéo, mais j’arrive à le calmer et rester dessus. Bon, pas super cool non plus comme expérience 🙁
Quelques jours plus tard, Jeremy préfère passer son tour et il est parti en mission avec Nicolas enterrer un moutons et un cochon mort cet hiver. Je part donc juste avec Céline. On prend d’autres chevaux et on décide d’aller rejoindre nos chums dans le bois au fond de la propriété. Après le passage d’une très ancienne route ou il ne reste que quelques pierres et une rangée d’arbres, nos chevaux déjà un peu nerveux à l’idée de passer, je suis Céline qui a fini par réussir à pousser son cheval. V’là que le mien a du se dire qu’il avait très envie de rentrer. Virement de bord à gauche toute, passage sous des branches ou je m’abaisse in extremis et bonjour le retour au grand galop ! Je perd l’équilibre en avant au moment de la grosse accélération, bam par terre ! Et comme si ça ne suffisait pas, le pied gauche qui reste coincé dans l’étrier et là c’est parti pour traîner et rouler sous le cheval pendant près de 10 m me dit-on. Je fini par décoincer mon pied après être passée sous un des sabots du cheval, houch que ça fait mal ! 🙁 Jeremy court à ma rescousse, je suis sous le choc, mais rien de cassé, solide la p’tite Julie 😉 Je me relève et marche péniblement jusqu’à mon cheval qui s’est arrêté devant la clôture. Et dans ma tête résonne une phrase que j’ai déjà entendue mainte fois « quand on tombe de cheval, il faut remonter tout de suite », je ne sais pas qui a dit ça, mais il n’a jamais du se prendre une telle gamelle ! Je décide quand même de tenter le coup avec l’aide de Jeremy et Céline. Après 3 secondes, un bruit qui surprend le cheval qui fait un écart et 3 pas de galop. Ok, c’en est trop, cette fois je descend !
Comme personne ne comprend pourquoi les chevaux si calmes l’été avec les enfants sont si excités, on décide de longer Zoé. Zoé, j’ai « flashé » dessus la première fois que je l’ai vue dans le troupeau, une jeune jument qui va avoir 3 ans. Malheureusement, elle n’est pas à monter, elle a éjecter les quelques personnes qui ont tentés l’été passé, et depuis plus rien, il y a du boulot ! On entend dire aussi qu’il y a trop de chevaux et qu’il faudrait se séparer de ceux qui ne seraient pas propice aux balades, peut-être au repas au prochain hiver 🙁 Je me sens l’âme de sauveuse de cette magnifique jument. Au boulot …
Acériculteur
27/03/2013
Voilà que Lucie s’est lancée dans l’aventure du sirop d’érable ! C’est une première pour elle et pour nous aussi 🙂 Elle a entaillé quelques arbres et va tous les jours récolter son eau d’érable, aujourd’hui, on l’accompagne 🙂
Nous voilà donc parti avec notre luge en plastique, ne se doutant pas qu’on aurait une telle quantité à ramener.
On traverse une prairie, passe une vieille route dont il reste quelques pierres à peine visible, puis une deuxième prairie, et au fond, quelques arbres, dont des érables. On découvre vite des chaudières ça et là. Les 5 chaudières ou sceaux sont presque complètement remplis en moins de 24 heures ! Avant d’en vider le contenu dans un grand bidon, d’où la luge pour transporter le bidon plein, on goûte à l’eau d’érable. Aussi liquide que de l’eau, mais avec un petit goût sucré, pas mauvais, mais une gorgée nous suffit 🙂
Pour la petite anecdote, Julie a été malade, coulée au lit à vomir ses tripes, les deux jours suivant. Alors si on vous propose de goûter de l’eau d’érable, pensez-y à deux fois 😉 Moi en tout cas, on ne m’y reprendra pas !
Mais l’eau d’érable, c’est bien, mais on a toujours pas de sirop avec tout ça … Alors c’est parti pour la cuisson, une longue, longue cuisson. On apprend que pour faire du sirop d’érable, il faut le faire chauffer à la température de 219° F, ça c’est de la précision 😉 et ça pendant près de … un bon paquet d’heures ! On départ on avait à peu près 13 litres, et à l’arrivée … 33 cl ! Le ratio est de 40:1, et tout le reste c’est évaporé dans la maison, on aurait pu presque lécher les murs 😉 Il faut être motivé pour avoir du sirop d’érable. Alors, à voir, l’immense quantité de sirop d’érable que consomme un canadien, ça fait pas mal de litres d’eau d’érable. On peut comprendre que ce soit devenu une vraie production industrielle.
Mais bon, Jeremy a goûté le premier sirop de la ferme d’André, et ça ne goûte pas le sirop d’érable du commerce mais c’est vraiment bon 🙂
J&J à la ferme
25/03/2013
Voilà nous y sommes ! Les 15 jours de paperasses sont derrière nous et l’on se dirige vers la ferme d’André ou une autre aventure nous attend …
La ferme d’André est située à Ormstown dans une région qui est resté figée dans le passé. Les maisons en bois nous emmènent dans les films de rednec jouant du Earl Scruggs sur leur rocking chair avec le vieux winchester en attende d’un « qui va la étranger ? ». Mais le temps est « jadis »et les rocking chair sont remplacées par des buts de hochey et Earl Scruggs par Wayne Gretzky ce qui ne change rien à la sympathie des gens et à la beauté des villages.
Pour aller à la ferme d’André, imaginer une route droite à perte de vue quittant Ormsown ou des maisons de plus en plus espacées pousse au bord des champs pour ensuite prendre après 3km une route à gauche pendant 5km ou les voisins se compte sur les doigts de la main. Pour rentrer dans la propriété, un chemin ou on aperçoit à 100m une fermette achetée par un ancien professeur en 69 dans le but d’élever les enfants dans la confiance, la liberté, à travers la découverte dans un terrain de 100 acres (40 hec). Ce n’est donc pas une ferme ordinaire, tout au long de l’année elle accueille des enfants, pour une journée, une semaine ou plus si affinités, ce qui semble être souvent le cas 😉 Ici il y a tout ce qu’il faut, des prés, une étable, une coure, un potager, un tipi, une grande maison, une grande à foin, une grange théâtre, un atelier mamuse, une grange à tarzan, une piscine, une marre aux canards, un lapinodrome et le tout hyper coloré 🙂
Dans cette ferme incongrue beaucoup de monde cohabite. Il y a d’abord Lucie, la coordinatrice et excellente cuisto aux bras grands ouverts, Nicolas et Céline et leurs enfants Cristobal 1,5 ans et Célia 5 ans. Nicolas est français, importé par ses parents en 1978, bien canadien dans l’âme. Céline est canadienne, et humoristico-véto. Et le mythique André qu’on a pas encore eu la chance de rencontrer parce que ce veinard passe les 6 mois d’hiver au Mexique, mais on nous en a déjà beaucoup dit sur lui. Mais ici, il y a bien plus d’animaux que d’hommes, à commencer par les 25 chevaux, 2 ânes, 1 alpaga, 2 lamas, une vache et son veau, 5 chiens, 1 perroquet, 2 belges 😉 10 chats, 2 lapins et 2 lapereaux, 2 paons, 1 signe noir, 1 dindon, 10 poules, 1 bélier, 1 bouc, 2 chèvres mohairs et 2 petits, 4 chèvres et un chevreau, 3 moutons et 6 agneaux black sheep. Et nous, notre boulot, c’est de s’occuper de tout ce petit monde 🙂
On a trouvé ce job via Work Away, on est nourri et logé en échange de 5 heures par jours par personne 5 jours par semaine. On s’occupe donc de sortir, nourrir et nettoyer l’habitat de toutes ces petites, et moins petites, bêtes, ce qui nous plaît beaucoup 🙂 Ici, on appelle ça « le train », se lever à 6h du mat’ pour le premier train, et le deuxième est vers 17h. Et nos temps libre sont partagés entre la vaisselle, jouer de la musique, être sur le PC et d’autres choses que vous découvrirez dans les prochains articles …
Petit avant goût de la vie van
23-24/03/2013
Voilà nous sommes parti de chez Maude, enfin … Car c’était dur dur de partir, en effet l’entrain de Maude, son accueil et sa disponibilité, sa ferveur, tous ses conseils et bons plans, sa douche, sa cuisine équipée et son lave vaisselle 😉 ainsi que la compagnie, les conseils et l’humour de Louis-Philippe et ses desserts sucrés. On espère les revoir bientôt pour une rando, une sortie kayak ou autre. Encore merci à eux.
Donc, une première étape de franchie. Apparemment, il a un sport automobile national à Montréal, trouver une place de parking et ou on a le droit de se garer, alors imaginez un endroit ou on puisse non seulement se garer, mais aussi passer la nuit… Bon, on va faire un premier test.
Alors, ce camper … la première nuit … Pour ce qui est du confort, j’ai l’impression d’être en mode camping, encore à améliorer pour les nombreuses prochaines nuits. Jeremy se sent un peu à l’étroit et à rajouter à ça que la nuit par -4° et un sac de couchage vraiment pas top, il a eu froid 🙁
Premier réveil au parc de Longueil. Et même pas un ticket comme ils disent tous ici 🙂 Petit réaménagement du lit en table de cuisine et petit déjeuner avec vue sur le monde qui arrive et se prépare pour le ski de fond, super équipé, ou pas. Et nous, on se prépare pour une petite balade dans ce grand parc, à la rencontre des oiseaux et des très nombreux écureuils. C’est incroyable comme ici les animaux sont habitués à l’homme et à s’approcher sans crainte, et les hommes respectueux des animaux et vont à leur rencontre.
Et pour la soirée, c’est Mc Donald’s 24h ! Et ouais, le royaume du Mc Do, ici il y a des Mc Do qui sont ouvert 24h/24h. Ce qu’il faut dire, c’est que les canadiens sont les champions du 24h et du 7 jours/7. Certains magasins, qu’on appelle communément des « 24h », les Couche-Tard, certaines salles de sport (au cas ou tu te dis tient, je vais faire des haltères à 3h du mat’), les fast food (si jamais tu te réveille avec une fringale en pleine nuit). Et ce qui est super, c’est que tout est ouvert samedi et dimanche (d’ailleurs le PC de Jeremy est un achat du dimanche). On trouve ça absolument génial, mais ici, rien de plus normal. Tout ça pour dire qu’on a profité de la connexion wifi du Mc Do pour avancer dans ce blog et vous donner de nos nouvelles, on y est quand même resté 5h 😉
Deuxième réveil sur le parking de chez MEC. Petite explication de ce qu’est un « MEC », non ce n’est pas un chum, un homme, un copain, un zombie, c’est Montain Equipment Cooperative. C’est un supermarché d’articles de plein air de qualité, et de préférence éthique en prime. Ça fonctionne comme une coopérative, ou chacun fait partie du tout et ou chacun a son droit d’expression. Par exemple, en tant que « client » on peut voter pour élire le nouveau gérant du magasin, critiquer certains produits dans le but de les améliorer, ce qui est effectivement fait ! On peut aussi retourner n’importe quel produit, sous n’importe quel prétexte, et ce, même après quelques mois d’utilisation, complètement hallucinant !!! Le système fonctionne sur la confiance, et ça marche bien. On y a d’ailleurs passé autant de temps qu’au Mc Do, mais en vachement plus intéressant pour nous 🙂 Bonjour la facture à la sortie 😉
Alors oui, on a fait un peu, beaucoup, de shopping, mais on savait qu’on allait passé 2 mois à Ormstown, dans une ferme pédagogique. Pour nous, c’est relativement perdu au milieu de nulle part, pour les canadiens, c’est juste à côté de Montréal, à peine 1h30, comme si on allait à l’autre bout de la Belgique donc avec notre van qui consomme apparemment du 17l/100km on évite tout déplacement inutile 😉
Et petite soirée au Mont Royal … Alors là, la vue sur Montréal est à couper le souffle, comme si on était au sommet de la tour Eiffel, sauf que là il s’agit d’une colline au centre de la ville, c’est génial 🙂 Comme au Mont Saint-Hilaire, les alentours sont plats, ce qui donne une superbe vue sur le centre, les grattes-ciel, le Saint-Laurent qui dégèle à vue d’œil, la rive sud. Et quand tout ça s’illumine à la tombée de la nuit et la montée de la lune, s’en devient extraordinaire. Alors bon, on est pas resté très longtemps, parce que quand même il fait encore vraiment froid et il nous faut encore trouver à manger et ou poser le campeur. Et c’est encore chez Mc Do que nous trouvons refuge (je voudrais par ces quelques mots remercier McDo pour ses parkings avec son wifi illimité sans qui ces 2 jours n’auraient pas été si économique).
Et pour la suite, on se prépare à aller à la ferme pédagogique d’André.
Raquette au Mont Sutton ou glisse au glaçon
20/03/2013
Moi je dis vive les tempêtes de neige mais les canadiens à la mi mars vous diront peut-être le contraire car « c’est bien la neige, mais pas rendu à la mi mars là ! »
C’est vrai que quand il faut passer bien 1h à enlever la neige, pour aller à son char, de son char, de devant son char et quand t’as pas de chance celle que la dé-neigeuse a mis autour de ton char jusqu’à plus savoir si c’est le tien….. Là oui je suis d’accord avec eux 😉
Mais nous on aime ça la neige, d’ailleurs ce jeudi au programme de la journée c’est nettoyage et rangement de l’appart de Maude car on part demain. Mais heureusement que Maude nous arrête « eh là les amis ça a pas de bon sens ça là le ménage alors qu’il y a 35cm de neige et que je vous ai ramené des raquettes » 🙂 On te remercie encore Maude t’es vraiment extra ! Après qu’elle nous ai exposé 36 possibilités avec 6 cartes pour chacune nous nous dirigeâmes pour le Mont Sutton 🙂 Sauf que partir normalement avec une route normale aurait été normal sauf qu’il y a eu une tempête neige, qu’on a pas encore conduit le campeur et qu’on a jamais fait de raquettes ! (moi ce genre de situation, j’adore 😉 ) On est vraiment impatient d’y arriver car d’après Maude il n’y aura pas de trace, que de la neige vierge, et c’est vrai qu’en arrivant on a pas été déçu 🙂
Effectivement après s’être acquitté de 5 $ pour le Parc National de Sutton et mit nos bonnes couches, on chausse ensuite nos raquettes pour aller se dégourdir les jambes par -8° à -12° dans 40 à 50 cm de neige fraîche 🙂 recouvrant par endroit 1m de neige caché, qui nous attend à bras ouverts 🙂
Comme on disait précédemment on a jamais fait de raquette et ben ca marche pos mal. On prend d’abord les sentiers faciles pour se faire la main enfin le pied (ok facile comme joke) ils étaient parfait car on pouvait admirer cette forêt enneigée blanche, tellement blanche qu’elle se confond avec le ciel, qui lui, déverse encore quelques flocons pour recouvrir jusqu’au plus profond des arbres.
S’en vient à 750m le temps de découvrir le lac bordé de sapins ployant sous une neige immaculée posée, délicate et légère. Le lac, une grande surface blanche et lisse. Mais comme nous le disait Louis-Philippe, on ne fait pas la différence entre un lac et une prairie quand c’est recouvert de neige. Alors après avoir quand même profité de la vue et d’une tasse de thé bien chaud, on continue sur des chemins plus escarpés pour rejoindre le Round top et sa vue imprenable.
La difficulté de la dernière boucle ne sais pas fait ressentir tellement on était en admiration devant cette superbe foret sorti tout droit d’un conte de fée.
Plus on monte plus la neige devient abondante on en arrive à 50-60 cm, la foret se densifie les sentiers sont de plus en plus sinueux et raides ainsi que le paysage d’avantage féerique. C’est tout simplement magnifique tout comme au sommet à 953m avec une vue à 220° sur les alentours, les images parlent d’elles mêmes.
Pour la descente tandis que Julie reste sur les chemins, Jeremy s’éclate dans la poudreuse encore plus profonde, se fait des sprint , des glissades, limite du ski (on va inventer un nouveau sport national, le raquettes-ski 😉 et comme il le dise ici « c’est l’fun ! ».
On est vite redescendu avent que Jeremy se transforme en bonhomme de neige 🙂
Tout roule, et même notre van !
19/03/2013
Alors pour commencer, ici on ne dit pas « un van » mais « une van » et même plus « un camper » pour un van aménagé campeur, et « un char » pour une voiture. Ils sont logiques ces canadiens non ? 🙂
On a donc adopté un nouveau compagnon de voyage, il est grand, gros, gourmand, protecteur contre la pluie et la neige, toujours prêt à nous accompagner partout, enfin on espère, vieux mais robuste, enfin ça aussi on espère.
C’est donc notre char (d’assaut) ou campeur pour partir à l’assaut du Canada !
C’est un Chevrolet Chevy van G20 ou GV on a jamais compris à cause de la prononciation québecoise 😉 de 1987 cylindrée 5.0 L, et ça fait un bruit TERRIBLE c’est génial, ça ronronne qu’aux oreilles de Jeremy ;-), poids 2350 kg, normalement 15L/100km gourmand la bête 😉 260.104 km au compteur et 2 fous au volant 😉
Ça promet de belles aventures 🙂
Vous aurez peut-être compris qu’on a fini par avoir un permis de conduire canadien, une plaque H87 ENX, et une assurance youhouuuuuuuu ! Mais pas si facilement, on s’est bien battu pendant 2 semaines et aujourd’hui on est plus qu’heureux 🙂
Pour le permis de conduire, initialement 15 jours d’attente pour un rdv et plus de permis belge en échange du canadien qui n’est valable qu’un an, donc dans un an, plus de permis du tout. On a réussi à avoir un rdv dans les 2 jours et un permis canadien tout en gardant notre permis belge (vraiment merci à la gentillesse des québecois).
Pour ce qui est de la plaque, c’était plutôt mitigé. Après un premier rdv, le deuxième, le van est estimé par un expert à 2700 $. « Bonne » nouvelle, on doit payer moins de taxes sur 2700 $ que sur 4500 $, ce qui fait quand même 390 $, ça fait mal au budget 🙁 Et aussi mauvaise nouvelle pour la revente.
« Re-bonne » nouvelle, on a trouvé un assurance, après 6 refus, assez frustrant et énervant ! Elle nous assure pour 28 $/mois pour 2 ans et qu’au Quebec. On positive, on peut déjà rouler 🙂 pour le reste, on verra après…
On the road again sur les routes pourries du Canada 😉
On se plaignait en Belgique, et bien on peut vous dire que vous roulez sur du velours. Pour cause, les routes passent de 30° à -20° Mais avec notre char, rien ne nous arrête 🙂
La légendaire cabane à sucre
17/03/2013
Comme à mon habitude je me réveille avant tout le monde, apparemment J’ai pas encore accusé le coup du jet lag.
Je commence à écrire dans notre livre de bord quand me vient la soudaine envie d’aller promener les chihuahuas en pension 10 jours chez Maude. Alors me voilà habillé en alpiniste pour aller promener des chihuahuas par -8° heureusement il n’y a pas de photos compromettantes à vous monter 😉
Mais je m’égare, ça manque de sucre dans mon histoire 😉 c’est quand même le jour de la cabane à sucre !
Maude et Louis-Philippe zappent le petit déjeuner et nous conseille d’en faire autant (conseil de Canadien) 🙂
1h20 plus tard, car c’est pas loin, enfin tout est relatif 😉 on se retrouve avec le club de canoë kayak à la cabane à sucre « Au pied de l’érable » pour une succession de plats avec heuuu…. du sucre, avez vous dit du sucre ?
Comment vous dire qu’à notre plus grand bonheur on a pas eu le choix d’avoir que des plats typiques et bien sûr qu’avec du sirop d’érable ! 🙂
Nous commençâmes par une soupe aux pois (avec ou sans sirop d’érable, on ne le saura jamais) servi avec du pain et du creton! Alors ça c’est bon, bien sûr car c’est de la rillettes 😉 sauf que la viande au lieu d’être écrasée comme dans les rillettes, est hachée.
Le plat suivant devient intéressant, une assiette avec, à volonté : des beans en sauce (genre breakfast anglais pour ceux qui connaissent), des poootates légèrement rissolées, une tranche de jambon, et une omelette de 5 cm d’épaisseur ! et des oreille de crisse 😉 le tout baignant dans le sirop d’érable pour les vrais, mais arrosé de sirop c’est déjà bien pour nous. Parce qu’apparemment d’après Louis-Philippe on arrosera encore quelques fois notre foie de sirop 😉 C’est vraiment bon, mais pas parce qu’il y a du sucre partout mais le mélange est inhabituel et intéressant. Il y a des mélanges meilleurs que d’autres car les beans avec le sirop n’étais pas à refaire absolument, par contre l’omelette et le sirop a particulièrement retenus notre attention. Et ce qui a retenus mon attention ce sont les oreilles de crisse. Alors ça! ça c’est vraiment bon ! Pour vous résumer la chose, d’après un Québequois « c’est du gras cuit dans du gras » ce sont des tranches de lard cuites à la friteuse, c’est tellement cuit qu’elles se tordent donc en forme d’oreille, et paraitrait-il qu’il y a très longtemps ça devait être celle du Christ. Ca c’était pour la petite histoire des oreilles de crisse 😉 Ça ressemble à des chips, et je n’arrive plus à arrêter d’en manger 😉
Bon, ça c’était juste pour le plat de résistance, vient ensuite le dessert 🙂
Des petites crêpes, certaines au sarrasin, avec vous savez quoi maintenant 😉 Et les fameux « grand-père dans le sirop ». Comment décrire ça … on aurait jamais trouvé tout seul, alors on demande à un canadien. Ce sont donc des boules d’une sorte de pâte à gâteau cuites dans le sirop. Encore du sucre dans du sucre ? nonnn 😉
Mais comme si ça ne suffisait pas, il reste encore ce pourquoi tout le monde vient à la cabane à sucre, la tire ! 🙂
Le principe ? C’est assez simple, encore du sucre 😉 Bon, pour être plus précis, c’est un vieux canadien, un peu rustre, un peu bucheron, qui verse une louche de sirop de tire à l’érable sur la neige, ce qui le fige, le sirop, pas le monsieur, et donne une consistance caramel. Avec un bâtonnet qu’on nous donne, les connaisseurs comme Louis-Philippe confectionnent eux-même leur palette en bois, on ramasse le sirop en l’enroulant autour du bâtonnet, ça donne une sorte de sucette. On ne se débrouille pas si mal pour des belges 😉
La tire à l’érable est une modification du sirop qui a été chauffé à une température précise par un procédé secret qui permet au sirop de se caraméliser et se durcir.
Après ça, le bide plein de sucre et le sang qui sature, une petite balade dans la neige s’impose. Pendant que certains montent dans une calèche tirée par un tracteur, bonjour le charme 🙁 on préfère marcher et tenter de digérer un peu, bien qu’on commence à sentir le mal de ventre venir… Il fait beau, mais il fait froid.
On ne pouvait partir sans un petit détour pour acheter un produit de l’érable, on se décide pour du beurre d’érable, qu’on goutera chez Maude, trop bon 🙂 et dans la vitrine, on voit des cuillères en bois, les instruments de musique. On se rappelle que quelqu’un en Belgique souhaitait qu’on en ramène si on en trouve. Bon, il est un peu tôt dans le voyage pour penser à ce qu’on voudrait ramener, mais elles sont faites à quelques kilomètres par un arisant à l’ancienne. On hésite à les prendre 🙂
Waw, et bien quelle journée ! 🙂
Des vans et des pas mûres
C’est bien beau d’aller au Canada, mais ça fait quand même une sacré superficie ! Alors, on a un peu réfléchi, enfin peut-être pas si peu, aux moyens pour se déplacer. On a pensé au bus, vélo, avion, van, train, âne, mobylette, tracteur-tondeuse, Doloréan, traineau à chiens, traineau du père noël, télé-transporteur, bateau, ski etc …
On en retenu 3-4, mais le vélo dans 50 cm de neige, ça devient compliqué. Le bus, ça quitte rarement les villes et justement on veut aller là ou rien ne nous emmène. Et le van nous est apparu comme la solution répondant le plus à nos envies, autonomie, indépendance, liberté, économique, rapide, sécuritaire, pratique (on dirait presque une pub 😉 Un point négatif, et pas des moindres, était la question écologique, mais le coté pratique a pris le dessus.
C’est pas tout de décider quoi chercher, fallait-il encore le trouver … Le grand maitre mot pour trouver quelque chose au Canada, c’est Kijiji ! Alors nous voilà en quête d’un van sur la toile Canadienne, autour de Montréal d’abord, notre budget ? 5300 dollars. On commence par sélectionner une quinzaine d’annonces au Quebec, dans un rayon de 900 km, ce qui nous semble énorme est normal pour les canadiens. Et vu que le second maitre mot pour chercher une voiture, c’est d’en avoir une, et vu la difficulté de se déplacer et le prix des transports, on s’est vite limité à Montréal.
Direction le premier van … appartenant à un sexagénaire, qui vient nous chercher à un arrêt de métro, super sympa, tout le monde est comme ça ici, on le verra vite. Pour l’hiver le van est recouvert d’une bâche, que le monsieur ne voulait pas l’enlever pour la visite. Autant dire qu’on se fait une bonne idée d’une van bâché 😉 en plus des infiltrations et l’impossibilité de faire le tour et de faire un tour avec parce que le gars ne veut pas déneiger son allée. On s’attarde pas trop.
Bon, au tour du deuxième … même s’il est prêt d’ici, trop galère pour y arriver. On téléphone déjà pour s’excuser de notre retard et expliquer notre problème de transport. Pas de problème, le gars vient nous chercher ! Hallucinant ! On fait une vingtaine de km pour arriver chez un revendeur (et tout le monde est catégorique, ne pas aller chez un revendeur ou concessionnaire). Le van, sans doute qu’à un moment il a du être super, mais ça devait être il y a trop longtemps. Maintenant c’est plutôt dégeu, rouillé, sale, trop cher pour ce que c’est. On a quand même fait un tour avec pour le fun 🙂 Mais bon, c’était pas encore ça …
Deux jours plus tard, on va en voir un troisième à Montréal, à 4500 $, appartenant à un ancien fourreur d’une marque de luxe. On tombe en amour comme on dit ici 😉 Plus petit que les autres, mais SUPER clean, tant au niveau de la rouille, de l’entretient, de l’intérieur, de l’aménagement. Il est juste un peu vieux, 1987, et a déjà pas mal baroudé, 238000 km, et il n’est pas isolé, on va se marrer en hiver dans le nord. Mais on l’achète quand même ! 🙂 Mais il y a un hic … Notre argent n’est pas encore arrivé au Canada 🙁 Alors au lieu de négocier le prix, on négocie qu’il nous le garde jusqu’à ce qu’on ait l’argent avec 100 dollars d’acompte.

Mais c’est pas le tout d’avoir un van, faut-il encore pouvoir rouler avec, et c’est là que les problèmes commencent … Assurance, permis, plaque, taxes. Rien ne se déroule comme prévu. Aucun assureur ne veut nous assurer parce qu’on est pas canadien, qu’on reste 1 an, que le Yukon ne fait pas partie du Canada, parce qu’on va voyager hors Quebec. Et la seule assurance qu’on ait trouvé, on leur a dit qu’on quittait pas le Quebec et il faut qu’on ait le permis de conduire canadien. Pour le permis de conduire, il faut prendre rdv, 15 jours de délai pour avoir un rdv.
Ici, même les ventes de particulier à particulier sont taxées. Donc on fait comme tout le monde, on déclare la valeur d’achat à 100 $. Mais au moment de prendre les plaques, on apprend que le véhicule doit passer une évaluation pour estimer sa valeur et donc la taxe à payer. Nous voilà parti pour payer de 200 à 500 $ de taxes au lieu de 10 $, autant vous dire qu’on l’a mauvaise.
A l’heure actuelle la situation semblerait se débloquer, on croise les doigts et on vous tient au courant …
Mont en vue …
09/03/2013
Enfin une belle et bonne journée en perspective 🙂
Jeremy se réveille à 7h car il n’a apparemment pas encore compris qu’on pouvait dormir tard ici, on n’est plus en Belgique 🙂 (décalage horaire) Il en profite donc pour préparer le petit déjeuner et Maude en profite pour nous faire découvrir les « baggles » pas en forme de baggels, mais quand même super bon 🙂 (il y a un dicton qui dit : 1 baggle = 2 tartines, autant dire que c’est du solide)
En commençant par le Mont Saint-Hilaire, à 1h de Montréal, un coin de nature malheureusement fort fréquenté par les citadins montréalais, mais on les comprend car c’est une réserve naturelle qui n’a jamais été exploitée par l’homme. Ce site appartenait à un riche propriétaire qui en a fait don à l’université qui en a fait un centre de recherche grandeur nature et de préservation. A l’entrée un panneau indique 6 dollards pour pénétrer dans le parc, dont le parking est complet. Un autre panneau indique aussi l’état des sentiers : « glace ». Effectivement après quelques mètres certains chaussent des mini crampons, je ne peux m’empêcher d’éclater de rire 🙂
Il abrite une faune et une flore exceptionnelle, c’est pourquoi il a tant de succès auprès des citadins. Et on les comprend, car quand on pénètre dans cette foret, avec ses arbres torturés par le temps et encore son manteau blanc, ça incite à la contemplation et au calme, si on fait abstraction de l’autoroute humaine. Heureusement notre guide, le chum de Maude, connait bien le parc et les sentiers moins fréquentés, voire pas fréquentables 😉
1h15 plus tard, on arrive au sommet à 415 m, ou 1358 pieds pour les québecois, et effectivement, cet endroit, c’est le pied ! Devant nous s’étend une plaine plus plate que notre pays à perte de vue, avec la neige, c’est magnifique. On aperçoit le sommet d’en face en contre-bas, qu’on va rejoindre par un sentier pas tout à fait officiel 😉 (voir photo) On entame ensuite une descente direction une source d’eau potable, bien froide.
Mais l’aventure ne s’arrête pas là 🙂 Maude et Louis-Philippe nous emmènent acheter des carottes au magasin. Super aventure me direz-vous 😉
Sauf qu’elles n’étaient pas pour nous …
Juste avant la tombée du jour, nous allons dans le parc de Longueuil, gratuit et quasi désertique cette fois, pour espérer apercevoir des chevreuils, dans cet endroit ou ils sont en liberté et protégés. Cela a dépassé toutes nos attentes, un des 10 qu’on a pu approcher est même venu manger dans ma main 🙂 Et visiblement, il n’y a pas que les carottes qui les attirent, mais aussi les appareils photos orange 😉
Magnifique expérience …
Première semaine à Montréal
05-18/03/2013
Avant de mettre le nez dehors, on met presque toutes les couches de vêtements qu’on peut 😉 il fait -4° avec le petit vent bien froid ça fait -10°.
Alors là c’est parti pour le marathon administratif, on a 2 semaines à Montréal pour se renseigner pour une banque, un forfait gsm, les bus pour se déplacer, s’enregistrer au service Canada, chercher un PC, chercher un van et les transferts d’argent qui ne se font pas parce que c’est un système bancaire archaïque.
Le 3ème jour ressemble étrangement au 2ème, et le 2ème ressemble au premier. Avec quelques nuances, plus sur la banque, le choix et finalement l’achat d’un PC, la recherche sans succès d’un service gsm parce que c’est hors de prix, tout comme le pain, le lait et les transports.
Mais ces 2 semaines, ce n’est pas que ça, c’est aussi la neige, les bois, les écureuils, les gens sympas et super respectueux, les épiciers qui sont des supermarchés, les routes enneigées, l’organisation réglée de la ville, les ballade au bord du Saint-Laurent à moitié congelé avec des icebergs 😉 les gens qui parlent français mais qu’on ne comprend pas à cause du vocabulaire et de l’accent, excellent 🙂
Nos premiers pas …
04/03/2013
Salut à tous,
On est rendu, comme ils disent ici, on y est … enfin !
Ça fait 3 ans que l’on attendait ça, 3 ans de questions (ou ? comment ?), 3 ans de choix (à pied, à vélo, en bus, en van, etc) et pas toujours de réponses.
Et plus le moment arrivait plus le stress montait (je vois ce que tu voulais dire Seb).
Mais tout ça est presque derrière nous maintenant on découvre le Canada sous son manteau blanc, impressionnant !
Après les 2 heures de retard de notre avion et un super accueil de notre couchsurfeuse Maude, on sait même pas combien d’heures on a dormi …
Maude, c’est celle qui nous a supporté les premiers jours ici, pendant près de 2 semaines 😉 Elle est extra 🙂 elle a déjà voyagé à travers les US et l’Alaska avec son kayak. Comme nous elle aime la nature, marcher, les grands espaces loin des foules, les sports nature. Elle nous fait découvrir le Québec, avec son accent, les plats bien typiques d’ici comme le pâté chinois 😉 oui oui c’est québecois, les coins de nature à 2 pas de la ville. Une québecoise comme on les imagine, accueillante, souriante, toujours partante, prête à nous aider dans nos démarches administratives. Merci encore Maude pour ce super départ et tous tes coups de pouce 🙂
Départ
03-04/03/2013
Nous voilà rendu à l’aéroport de Paris (merci à toi Micheline de nous avoir conduit).
On attend notre avion pendant 15h, nous visitons donc tout l’aéroport de Paris Charles De Gaulle, ça nous occupera quelques heures.
20 min plus tard c’est chose faite car on est au terminal 3 le tout petit. Alors il nous faut bien trouver de quoi s’occuper, on se place donc dans le terminal des arrivées pour deviner de quel destination viennent les gens 🙂
Mais avant ça, un petit dodo … nous trouvons donc un Bed and Breakfast devant la porte d’embarquement (effectivement un lit Break et Fast) et comme repas au souper c’est tartine au choco sur siège d’aéroport. Et on ne mangera que ça pendant 15h 😉
Pas évident pour la pile électrique qu’est Jeremy 😉
Stress et déstress
Il parait que le stress se mesure, nous on a notre technique, elle se rapporte à tout ce que l’on veut prendre comme brol en trop dans notre sac, et on a aussi notre remède c’est le prix du kilos des bagages excédants.
Ca ça déstresse un max, enfin … j’espère …
