Retour en terres de l’est
16/12/2013 – 05/01/2014
Bonne année et joyeux Noël ! How how how
Ça va, rien de cassé au ski, on peut continuer à voyager. Mais on ne peut quand même pas monter jusque dans le Yukon 🙁 On a pourtant des super chouettes projets 🙂 aller voir la Yukon Quest (la plus grande course de chiens de traineaux, qui dure 20 jours), voir les aurores boréales et monter à Inuvik ou Tuktuyaktuk pour prendre un bateau qui passerait par le nord, entre le Canada et le Groenland, et arriver à Québec. Malheureusement, après notre acharnement durant 2 semaines, impossible de trouver une compagnie navale. Alors, le seul moyen c’est de monter directement là-bas et voir sur place. Mais bon, ça fait quand même 3500 km, pour risquer de devoir faire demi-tour finalement, alors qu’on est à 4000 km de Montréal.
Alors on se met à la recherche d’un covoiturage pour limiter nos frais de retour vers l’est. Et oui, il est malheureusement déjà temps de rentrer au Québec, pour rejoindre la Ferme d’André à laquelle on s’était engagés à travailler en janvier-février.
On a un petit goût de fin de voyage, parce qu’on revient travailler à la ferme pour les 2 derniers mois de notre voyage. Notre retour à la ferme est motivé par leur appui qui faciliterait peut-être nos démarches de résidence permanente. Pour rentrer au Canada, il faut déposer un dossier, et si on n’est pas dans les 20 000 premiers, « dans le cul la balayette » comme dirait André. Alors que si on a un employeur qui nous veut comme travailleur, ça facilite déjà un peu les choses vu qu’on est d’office pris en compte dans les 20 000. Concrètement, il est plus facile de rester au Canada avec le soutien d’un employeur qui propose un travail. Ça facilite les choses, mais ça ne les rend pas faciles pour autant.
Heureusement qu’il y a Maude et Louis-Philippe et leurs super sorties plein air, merci les amis 🙂
On prend donc la route avec Charlie, un p’tit jeune de 21 ans (bien oui, nous on est plus si jeunes), un charpentier qui vient du fin fond du New Brunswick et qui va de temps en temps travailler dans l’ouest. On file vers Québec en 5 jours. Avec un petit arrêt forcé d’une heure à la sortie de Montréal pour faire des dérapages. Ce qui est bien avec la glace, c’est qu’on peut faire des dérapages partout, même sur l’autoroute, hein Julie 😉 Un virage, deux virages, perte de contrôle et on se retrouve à la perpendiculaire sur l’autoroute, camper vs BMW X5 de 2013, et bam porte arrière coulée, camper intact. Et on reprend la route car on est attendus chez Jacques pour le 23 décembre.
On arrive donc à Québec quelque peu en avance et en pleine tempête de neige, c’est hallucinant ! 🙂
Et puis il fait à nouveau vraiment froid, alors on passe nos journées à magasiner dans des librairies grandes comme la Fnac, en plus, ce sont les soldes 😉 Au moins on passe nos journées au chaud 😉
Heureusement, quand il est temps de prendre la route pour aller chez Jacques, la tempête passe. On le retrouve donc lui, Sylvie et leurs 12 chiens de traîneau. Il nous montre dans le détail comment s’occuper de ces derniers, car on comprend qu’ils partent 2 jours passer Noël chez le frère de Jacques à Montréal. C’est la première fois qu’ils laissent leurs chiens. Malheureusement, une chienne se fait sauter dessus par 3 autres, la même blessée que quand on était venus la dernière fois. Quant à notre soirée de Noël, c’est pizzas devant des films d’horreur, on ne peut rêver mieux 🙂
Quand Jacques et Sylvie rentrent le lendemain, ils regardent les blessures de Canaille qui sont moches et les soins commencent. On passe une autre soirée de Noël avec eux, fondue au fromage pour tous, sauf Julie qui se fait des nuggets en forme de dinosaures 🙂 On s’échange les cadeaux et on reçoit chacun un Buff en mérinos, trop génial ! 🙂 Merci Jacques et Sylvie.
Après quelques jours, Canaille recommence déjà à gambader. Et nous on essaye de mitonner des petits plats belges à nos amis québécois.
Ils nous font aussi découvrir les joies de faire du chien de traineau. Et bien ça dégomme ! 🙂 Après avoir vu tant de reportages, d’émissions, de films, on pensait ne pouvoir qu’être déçus, et bien pas du tout, c’est génial ! 🙂
Petit mode d’emploi : on commence à attacher le traîneau à un arbre et mettre au sol la ligne où les chiens viendront s’attacher. Dans l’enclos, on met à chaque chien son harnais. On vient d’abord attacher le chien de tête en espérant qu’il reste couché pour ne pas tout emmêler. On amène ensuite les autres chiens un par un et quand tout le monde est attaché, saute, hurle, aboie, chicane avec son voisin, qu’on ne s’entend plus parler, on est fin prêts. Reste qu’à bien se tenir et à dégoupiller le système accroché à l’arbre. C’est fou comme les chiens sont excités quand ils sont attelés, on libère le traineau et ils partent comme une fusée, nous laissant presque sur place. Et après, il s’agit de s’accrocher, d’avoir un bon équilibre, de rester attentif et d’essayer de ne pas lâcher le traîneau en tombant.
Merci Jacques et Sylvie pour tout, pour votre accueil, pour votre confiance.
Le temps est venu de quitter le confort d’une maison pour reprendre notre camper et passer le nouvel an à Québec par -25° 😉 c’est dingue le monde qu’il peut y avoir dehors pour faire la fête par cette température. Nous on pensait que c’était normal, c’est l’hiver canadien, mais en regardant dans les journaux, la moyenne pour janvier c’est -5°, ok, on est en deçà des normales saisonnières, pour le plus grand bonheur de Jeremy. En se garant sur le parking d’un supermarché, on voit plus de 10 grosses déneigeuses, juste pour un quartier. C’est là qu’on voit quand même comment le Canada est préparé à la neige. En 24h tout peut être bouché et bloqué par la neige, et 24h plus tard tout peut être praticable.
Encore un jour ou 2 à Montréal et direction la ferme. Et là on se rend compte que cette histoire d’appui, d’aide dans les démarches, d’offre d’emploi, ça comment à être drôlement bancal, n’ayons pas peur des mots, la ferme ce sont des foireux ! On apprend par un mail, reçu le 31 décembre, qu’on ne peut nous offrir qu’un travail de avril à octobre (super le financement pour lancer notre projet), ce qui n’est pas suffisant pour être intéressant et être accepté aussi facilement au Canada. A ce niveau-là, on en est rendu qu’on peut faire les mêmes démarches à partir de la Belgique. Ils ont dû trouver le bon plan des workaway comme nous, qui ne coutent rien, alors pourquoi payer 2 personnes à l’année ? Si on avait su ça plus tôt, on serait restés dans les Rocheuses ou même dans le Yukon. Ça laisse un goût amer, mais on ne lâche pas l’affaire, on vous tiendra au courant.
Heureusement que Maude et Louis-Philippe sont là pour nous redonner le sourire et nous sortir de notre train-train. Mais ça, ce sont d’autres histoires 😉
Autres trucs pas casables dans l’article :
J’ai retrouvé Zoé, qui a de plus en plus confiance en moi chaque jour.
Costco c’est grand !
Le Glaude, si je rentre en Belgique, prépare ton PVT pour la Nouvelle-Zélande 😉
Je ne sais pas qui a inventé le vrai lit et le chauffage, mais ils ont bien fait 😉
C’est fou les quantités qu’on peut manger après un voyage dans le froid.
Wouhou ! c’est hot, il fait 2 ° 😉 Jeremy en profite pour essayer de faire une patinoire sur la mare au canards 😉
Laisser un commentaire