De toutous à tout haut
17-29/06/13
En quittant la ferme, nous avons été rendre visite à une vieille connaissance de notre précédant voyage au Canada en 2009. On a été accueillis comme de vieux amis chez Jacques et Sylvie, comme si on ne s’était pas vu depuis la veille. On a profité de leur hospitalité durant quelques jours, et de leurs 12 chiens de traineau 🙂 on les a d’ailleurs aidés à soigner l’un d’eux gravement blessé. Quant aux autres, quand on rentre dans l’enclos, c’est la fête, ils nous sautent tous dessus, nous lèchent partout, surtout le visage évidement 😉 Ils sont vraiment beaux et extra, on est d’ailleurs partis en balade avec 2 d’entre eux. Petite mésaventure, on a perdu un chien. Vous avez déjà essayé de courir après un chien de traineau ? Eh ben, qui tente rien n’a rien, on a couru après, et résultat des courses, on l’a perdu. Heureusement, il est rentré tout seul.
Jacques avait du boulot, il finalisait la construction de la structure d’une yourte et terminait la construction de 4 traineaux à chiens pour un client. Et à partir de la mi-août, il rase la maison de Sylvie pour en construire une lui-même dont il a fait les plans. Il nous propose d’ailleurs d’être de la partie pour la construction, l’objectif étant qu’elle soit fermée avant l’hiver et finie au printemps. Malgré notre tentation de l’aider et, pour Jeremy, de construire une charpente de ses mains, on se doit de décliner l’offre pour continuer notre voyage et notre aventure.
D’ailleurs, sur les conseils de nos deux acolytes et compagnons de plein air, on va vers l’un de leurs terrains de jeu favori au Quebec, le Parc National des Grands jardins. Et effectivement, on n’a pas été déçus de leur conseil 🙂
On a découvert un paysage extrêmement varié en des temps records. En 10 min on pouvait passer d’une forêt presque tropicale, chaude et humide, puis une forêt de pins avec des gros blocs rocheux à la Fontainebleau, ensuite un plateau rocheux semi lisse. C’est aussi l’un des seuls endroits qui bénéficie d’un micro climat que l’on retrouverait normalement 2000 km plus au nord. Le paysage ressemble à la Taiga, assez sec et du magnifique lichen qui jonche le sol. C’est d’autant plus impressionnant après la pluie où le lichen se gorge d’eau et devient très spongieux, alors qu’on était étonnés de sa dureté, comme une éponge naturelle sèche. Il y a différentes espèces de lichens, on pourrait vous en citer 3-4 qu’on a pu observer, alors qu’un guide pourrait vous en citer plus d’une dizaine pour la même zone 😉
On a pu profiter de tout ça durant une rando de 5 heures, se terminant par le magnifique point de vue du Mont du Lac des Cygnes.
Après quelques jours on rejoint Maude et Louis-Philippe dans le Parc national des Hautes-gorges de la rivière Malbaie pour une rando au sommet avec une vue qu’on nous dit magnifique. Une météo très humide et chaude, un itinéraire qui grimpe pas mal, 800 m de dénivelé monté, un cours sur la flore de Louis-Philippe, et tout ça pourquoi ……. pour du blanc ! Merci Maude et Louis-Philippe 😉 Bien oui, quand on est dans un nuage ou à peine au dessus, tout est blanc ! C’est d’ailleurs assez impressionnant de se trouver au bord d’une falaise avec du vide blanc sous soi à ne pas savoir où est le sol. On se pose au sommet, en t-shirt, on enlève nos chaussures. Maude et Louis-Philippe n’en reviennent pas, à chaque fois qu’ils sont venus ici, c’était toujours doudoune ou polaire et veste tellement il fait froid et que le vent souffle. On imagine que le vent doit effectivement souffler aujourd’hui car les nuages dévoilent et cachent rapidement le paysage proche en arrière de nous. Après un casse-croûte, on amorce la descente qui nous semble plus longue que prévu.
Nos chemins se séparent à nouveau, alors que certains retournent vers le boulot, nous on s’en retourne à notre voyage …
Laisser un commentaire