Perhaps not just another moment of life

Banff, destination tant attendue

20-26/08/13

Après en avoir tant entendu parlé, nous y voilà ! Mais l’accès au Parc National de Banff est payant, alors à 9 $ par jour, autant payer le pass à l’année 😉

L’image qu’on a de Banff c’est le Banff Mountain Film Festival, que des gens passionnés de montagnes qui n’ont qu’un but en tête, faire les trucs les plus fous, et une ambiance super sympa, genre refuge de montagne.

Après avoir passé 2 jours à découvrir la ville essayant de retrouver tous les bons plans de Canmore, on se rend vite compte que c’est pas un bon plan d’avoir des idées et images préconçues de là ou on veut aller. En effet, pas d’eau gratuite, pas de douches faciles, pas de beaux coin ou dormir car c’est très surveillé, c’est super touristique, avec un nombres incalculable de boutiques de souvenirs et de resto, et tout est payant, même pour faire du backcountry (un site de camping, on peut planter la tente, il y a un espace pour faire un feu, un source d’eau pas loin et un endroit pour suspendre la nourriture à l’abri des ours). Bienvenue dans le tourisme mondain, on a d’ailleurs croisé quelqu’un qui nous disait que ça ressemblait à Chamonix, c’est pareil sauf qu’il y a plus de la moitié des gens qui ne viennent pas pour faire de la montagne.

En effet, on a découvert par la suite qu’il y a autant de tourisme  »à l’américaine », tu gare ta voiture, tu marche de 100 m à 2 km, tu vois une belle montagne et tu retourne dans ta voiture. Mais il y en a aussi pour les alpinistes confirmés, les randonneurs adeptes du scrambling (hors des sentiers) et tous autres sports d’aventure. Alors, vu qu’on fait partie de cette catégorie, on commence par tester notre condition physique, durant 4 jours de hike en autonomie.

Waw, la route pour arriver au départ du trail nous rappelle ce qu’on est venu voir ici, des montagnes, et encore, on est pas au bout de nos surprises… On commence notre rando à vélo, avec les gros sacs, sauf que c’est un sentier de vélo montagne, pas facile avec nos vélos de mer du nord 😉 on décide de les lâcher plus tôt que prévu dans les bois et de continuer à pied, on les reprendra dans 4 jours s’ils sont toujours là.

Waw, découverte de Shadow lake, le premier lac sur notre route, trop beau, on se dit qu’on planterait bien la tente ici, mais notre envie de découverte nous pousse plus loin dans des petits sentiers à travers bois et clairières ou on aperçoit des traces d’ours qui n’ont pas l’air si anciennes que ça. Alors, avec une carte de touriste pas top de s’y retrouver, quand on croit y être, on en a encore pour une heure de marche, ne sachant plus si on est encore sur le bon chemin.

Waw, on y est à notre premier campement ! La nature reste telle quelle, juste quelques carrés éparses, plats avec des copeaux, idéal, une table faite avec les bois d’ici au bord de l’aire de feu commune, à côté de l’endroit pour suspendre les sacs. Entouré de montagnes, on se sent tout petit. Un étrange ciel rouge planait au dessus de nous, on apprendra par la suite que c’était un feu de foret, heureusement, provoqué et contrôlé.

Waw, un réveil de bonheur nous révèle un beau levé de soleil, et c’est parti pour le passage d’un col, une montée, une descente pour découvrir Egypt lake donc on nous a tant venté la beauté. Et bien franchement, on préfère les autres lacs qu’on a croisé. C’est peut-être du au gars au col et qui nous a dit que c’était pas loin, après 3 heures de marche, on se demande encore ou est le  »pas très loin », à chaque tournant c’était l’espoir, et après chaque tournant on perdait un peu plus le moral. Et c’est sous une pluie débutante qu’on arrive enfin à notre campement. Après avoir monté la tente et s’être installé, on ne l’a toujours pas vu ce Egypte Lake, et on est quand même venu jusqu’ici pour ça, alors c’est parti pour 15 min de marche. Et bien, il est beau, mais pas autant que ceux qu’on a déjà vu. (mais tu l’a déjà dit ça Julie, et bien oui, je commence à me faire vieille). Mais bon, on fait quand même les touristes en prenant une petite photosphynx 😉 C’est pas tout ça, mais le besoin de prendre une douche commence à se faire sentir, et tant qu’à faire, pourquoi pas au bord du Egypte Lake 🙂 Autre truc sympa ici, pas besoin de faire bouillir l’eau avant de la boire, trop bien. Ah oui, et il n’y a pas grand monde ici parce que les chemins touristiques sont fermés à cause des 7 ponts détruits, mystère…

Waw, après  une bonne nuit de sommeil bien mérité, demi tour vers Shadow Lake. Non, les beaux cottages en bois rond et le resto, ravitaillé par des chevaux, ne sont pas pour nous, snif ;-( Mais à 500 $ la nuit, on jouerait bien au lotto à notre retour. Direction le campement, ou il y a foule, ça nous change du peu de gens qu’on a croisés depuis 3 jours. Et puis rencontre d’un groupe de Belges, des flamands, qui n’honorent pas vraiment la Belgique en s’incrustant sans réservation à 8 tentes dans un camping de 4, pas cool ça les gars 🙁

Waw, réveil matinal dans le froid, et c’est parti pour notre dernier jour, direction Twins Lake et puis le parking. Sauf qu’on était sur la trace d’un ours et d’un ourson, ce qui nous a fait prendre le nord d’excitation, et une demi heure plus tard, et 1 km, parce qu’on marchait doucement sans bruit pour tenter de les voir, on se rend compte qu’on s’est planté de chemin. Allez hop, demi tour, tant pis pour les ours, l’objectif c’est la voiture parce qu’on a faim et on n’a plus à manger ! (d’où la chasse à l’ours) Et là le parking nous parait loin car on a pu ces trois derniers jours estimer notre vitesse de marche dans les rocheuses et bien, pas terrible, 2,5 km/h. D’ailleurs un petit arrêt s’impose pour refroidir le genou de Jeremy dans l’eau bien froide de Twins Lake. Nous voilà arrivé au parking, ou le but du jeu est de se faire prendre en stop pour rejoindre le parking ou on a laissé notre campeur. Après avoir pensé à diverses stratégies, par exemple Jeremy de dos qui se fait passé pour une fille 😉 Après 20 min on est finalement prit par une américaine bien sympa 🙂

Waw, le campeur et la bouffe ! Après une petite tartine au choco, on se rappelle qu’on a toujours les vélos à on ne sait pas combien de kilomètres. Heureusement on est plus rapide sans les sacs et une tartine de choco dans le ventre.

Waw, quelle aventure !
Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire maintenant ?
La suite au prochain épisode…

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